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 it will never be what we expected.

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feat : alexis(wonderful)ren.
Pseudo : anaëlle.
Souriez, dites cheese :
Âge : dix-neuf années derrière moi.
Famille : eleanor, la meilleure des petites soeurs becoz elle est parfaiiiite j'vous dis même si c'est une chianli but je fais avec tékaté.
Statut : célibataire parce que les mecs, c'est la galère : MENstruation, MENopause, MENtal breakdowns, see ? most of women's problems begins with men. coincidence ? haha, i don't think so.
Etudes : étudiante en photographie ainsi qu'en histoire (double-cursus).
Jukebox : better than words, one direction + end up here, 5 seconds of summer.
Points chance : 20
These little things :

MessageSujet: it will never be what we expected.   Lun 8 Juil - 21:44

► it will never be what we expected,
Pour n’avoir jamais été une jeune fille très concentrée ni très obéissante, je n’avais jamais aimé l’école. Pourtant, ce n’était pas l’intérêt qui me manquait, au contraire. Apprendre était quelque chose que j’aimais plus qu’il n’y paraissait. Mais il s’avérait que je n’étais pas le genre de fille à rester enfermée entre quatre murs pour écouter un prof barbant nous expliquer des choses d’une manière toute aussi barbante. Il y avait tant de manières pour rendre les choses intéressantes que j’avais du mal à comprendre pourquoi ils s’acharnaient à se contenter de cours magistraux et ennuyeux comme la pluie. C’était à se demander quel était leur but. Heureusement, les choses avaient quelque peu changées depuis que j’avais mis les pieds à la fac. Bien sûr, les cours magistraux étaient toujours de mise et les enseignants n’étaient pas foncièrement plus agréables. Toutefois, j’appréciais les cours davantage parce que j’étudiais enfin ce que j’aimais. Il était évident que c’était une raison suffisante pour nourrir l’envie de quelqu’un. Du moins, ça fonctionnait chez moi. Néanmoins, j’étais une jeune fille comme les autres, et à choisir entre aller en cours ou sortir avec mes amis, le choix était très rapidement fait. Aussi, j’étais toujours contente lorsque le week-end pointait le bout de son nez. Ce week-end, j’avais prévu de rentrer chez moi, et ainsi de voir ma mère que je ne voyais que très rarement depuis que j’avais un dortoir à l’université. C’était beaucoup plus pratique, mais il n’en restait pas moins que j’avais besoin de voir l’extérieur parfois. Quoi qu’il en soit, c’est avec un large sourire accroché à mes lèvres que je m’étais rendue chez moi. Je devais avouer que cela faisait un bien fou de se retrouver chez soi. Mamaaaaan ! T’es là ? criai-je assez fort pour qu’elle puisse m’entendre où qu’elle soit, tandis que je refermai la porte d’entrée d’un coup de pied en arrière. Je laissai s’écouler quelques secondes avant de réitérer mon appel. Maman ? Le silence qui régnait dans la maison eut le mérite de répondre à sa place. Je devinai qu’elle s’était absentée, sûrement pour faire des courses ou je ne savais quoi d’autre. Dans tous les cas, elle n’allait probablement pas tarder, à en juger par l’heure qu’indiquait l’horloge du salon. Après avoir déposé mes quelques affaires sur le canapé, j’entrepris de me rendre à la cuisine pour me servir un verre d’eau, mais je fus plus ou moins stoppé dans mon élan lorsque je distinguai la silhouette de la sœur dans l’encadrement de l’arcade menant à la cuisine. Je mis quelques minutes à réaliser que je me trouvais présentement en face d’elle. Pour être honnête, je n’avais pas prévu ça, et la situation ne m’arrangeait pas le moins du monde. Sans faire un pas de plus, je me décidai enfin à prendre la parole. Je peux savoir ce que tu fais là ? la questionnai-je avec une certaine froideur que je m’efforçais pourtant de dissimuler, mais en vain. Si je revenais ici ce week-end, ce n’était certainement pas pour me prendre la tête avec Eleanor, chose qui était pourtant bien souvent revenue, à mon grand désarroi.


Δ never had much faith in love or miracles. never wanna put my heart on deny. but swimming in your world is something spiritual. i'm gonna get every time you spank the night. © signature by anaëlle.
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MessageSujet: Re: it will never be what we expected.   Mer 10 Juil - 21:36


Eleanor n’avait pas réellement eu le choix. C’est triste qu’elle quitta donc le petit nid douillé qu’elle s’était créée sur le campus de l’université pour se rendre chez elle, ou du moins la demeure des Cowells. Elle n’aimait pas vraiment retourner chez elle, c’était synonyme de « Crise à la Violet » comme elle aimait appeler les prises de têtes avec sa sœur, ou de mariage avec son père. Elle avait donc été réticente à passer le weekend avec sa famille mais son père ne lui avait pas laissé le choix et quand le maitre de famille parle, plus personne n’a son mot à dire. Enfin personne … Violet avait toujours tendance à avoir des avis contraire de ceux de son père, comme si elle le faisait exprès. Mais au moins, elle, elle arrivait à défendre ses opinions alors qu’Eleanor c’était une toute autre histoire. Elle finissait toujours par dire Amen aux souhaits de son père. Parfois, El s’imaginait être plus comme sa grande sœur, tenir tête, ne pas se laisser marcher sur les pieds. Mais il était hors de questions de partager cette pensée avec son ainée ! Elle ne sait plus réellement quand a débuté cette première dispute qui a ensuite dépassé les bornes pour finir en rivalité. Des fois, elle s’imagine ce qu’aurait pu être leurs vies si elles avaient décidé de faire la paix dès le début. Elles auraient peut être été unies, comme deux sœurs.
Mais il en était tout autrement et c’est sans trop de conviction que la jeune femme finit par entrer dans la villa familiale de Cowell. A en croire ses oreilles, personne n’était encore rentrée du travail et aucune trace de sa grande sœur dans les alentours. Tant mieux, elle allait surement devoir subir les remontrances de son père, autant éviter d’aussi se prendre la tête avec sa sœur. Eleanor prit donc le chemin de la cuisine, cherchant quelque chose à grignoter et se servir du jus d’orange.
Mais, malheureusement pour notre chère Eleanor, la porte finit par claquer et une voix se fit entendre et quelle voix ! Violet cherchait leur mère, mais qu’elle allait être sa surprise en tombant sur sa petite sœur. Alors que la jeune femme s’était arrêtée net en la voyant, Eleanor préféra s’appuyer à l’un des murs, attendant que les hostilités commencent. C’est sa grande sœur qui prit la parole, lui demandant ce qu’elle faisait dans la villa. Il est vrai que la jeune blonde venait très rarement rendre visite à sa famille, et lorsqu’elle le faisait c’était par force. Mais il n’en restait pas moins qu’elle était encore chez elle et qu’une chambre lui était encore attitrée … Du moins pour le moment. « Je te rappelle que j’habite toujours ici ! » Elle se devait de rester zen. Sa mère n’était pas présente pour faire stopper leurs disputes et elle ne voulait pas en finir aux mains. « Père m’a demandé de venir … Pour parler du mariage. » Elle aurait voulu rajouter "Tu sais, le mariage que tu as refusé et que tu m’as laissé endosser". C’était faux, l’idée de marier Violet n’était jamais passé par la tête à leur père.


Dernière édition par Eleanor L. Cowell le Lun 23 Sep - 20:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: it will never be what we expected.   Mar 6 Aoû - 15:03

► it will never be what we expected,
Parfois, je trouvais cela Presque tragique ce genre de relation que j’entretenais avec ma famille. J’avais toujours eu tendance à penser que la famille, c’était les seuls amis qui ne vous abandonnaient jamais mais j’avais vite compris que cela n’avait rien à voir avec la réalité. Du moins, pas avec la mienne. Ceci étant, je parvenais parfois à me rassurer à ma façon en me persuadant qu’il est normal d’avoir une relation conflictuelle avec ses parents à l’âge de dix-neuf ans. A cet âge, on éprouve souvent le besoin de se rebeller, et une chose était sûre : je n’avais pas fait exception à la règle. Au contraire, je l’avais confirmée davantage, si ce n’était trop. Par ailleurs, on m’avait souvent répété que j’avais un sale caractère, et ça, ça n’avait rien à voir avec une crise post-adolescente quelconque. Mais il allait sans dire que les deux réunis ne faisaient définitivement pas bon ménage. Tout comme mes parents et le reste de ma famille sans aucun doute, ma sœur l’avait appris à ses dépens. Et si le caractère plus ou moins chaotique de la relation que j’entretenais avec mes géniteurs ne m’alarmait pas plus que ça pour la simple et bonne raison que c’était normal à mon âge, il en était tout autrement a sujet de ma sœur et moi. Bien que je ne laisse rien paraître par fierté, il était évident que je regrettais que nos rapports soient si froids et distants – voire inexistants – lorsque l’on ne passait pas la journée entière à nous crier mutuellement dessus – quoi que la plupart du temps, il n’y a que moi qui crie. Ce serait mentir d’affirmer que je n’ai jamais rêvé d’une relation complice avec ma sœur, comme une confidente, une meilleure amie au sein de ma propre famille. Ceci étant, même si nos caractères sont aussi compatibles que l’eau et l’huile, j’étais presque certaine que cela aurait pu être le cas si elle n’était pas devenue la marionnette de notre très cher père. A croire qu’elle ne voit même pas ce qu’il se passe. Il faut dire que depuis qu’elle a été mise au monde, nos parents n’ont pas perdu de temps avant de la hisser sur un piédestal duquel elle n’est jamais redescendue depuis. Elle avait toujours été la petite fille parfaite qui contrastait incroyablement avec le vilain petit canard que j’étais. Finalement, c’est justement parce que ma petite sœur est importante pour moi que je me refuse à la regarder se faire dicter sa conduite ainsi que sa vie entière par nos parents. Si seulement elle comprenait tout ça. Plus le temps passait, plus j’en avais assez de me battre pour Eleanor qui n’avait apparemment aucune envie de changer quoi que ce soit. Et même si j’en voulais énormément à mes parents de nous imposer ce genre de vie que j’exécrais plus que tout au monde, il m’était impossible de les détester réellement. Aussi, rentrer chez moi de temps à autres n’était pas un calvaire en soi tant que je ne me retrouvais pas dans la même pièce que mes parents et que ma sœur en même temps. Ni dans la même pièce que ma sœur tout court, d’ailleurs. La preuve en fut que lorsque je tombai nez à nez avec Eleanor dans la cuisine, j’hésitai à rebrousser chemin ou à affronter sa présence. Je n’avais toutefois aucune envie de baisser les armes devant la blondinette, bien consciente qu’à travers mon attitude, mon objectif n’était pas de l’atteindre personnellement, mais bel et bien de lui faire prendre conscience de certaines choses qu’elle pouvait encore changer si elle le désirait vraiment. En bref, je ne pensais jamais à mal lorsqu’il s’agissait de ma petite sœur, bien que cette dernière ait tendance à penser le contraire. Il fallait dire que je pouvais difficilement me montrer plus maladroite que je l’étais déjà lorsque je prenais la peine de m’adresser à elle. Aujourd’hui encore, j’avais pris la parole d’une manière si idiote qu’Eleanor aurait bien pu en profiter pour m’attaquer à son tour, et c’est ce qu’elle fit. Je te rappelle que j’habite toujours ici ! Il fallait dire que j’avais tendu le bâton pour me faire battre, et c’était probablement la raison pour laquelle je n’avais pas répliqué, me contentant de laisser un rire moqueur, bref mais très significatif de mon état de pensée actuel. Père m’a demandé de venir … Pour parler du mariage, ajouta-t-elle. J’ignorais d’ailleurs si c’était uniquement pour m’informer ou si elle cherchait déjà à me faire sortir de mes gonds. Quoi qu’il en soit, je ne me fis pas prier pour enchaîner sur le sujet. Quoi ? Tu t’es enfin décidée à enlever ton déguisement de poule mouillée et à lui cracher à la gueule que tu ne veux pas te marier sous les ordres de ton père ? Je marquai une légère pause et en profitai pour aller jusqu’au réfrigérateur, à la recherche de quelque chose de frais à boire. J’en ressortis une brique de jus d’orange dans laquelle je bus sans prendre la peine de m’embarrasser d’un verre. Si mes parents étaient là, je me serais certainement fait taper sur les doigts. Ah mais non, pardon, rectifiai-je en replaçant la brique de jus d’orange à sa place initiale. J’avais presque oublié que les pantins n’avaient pas de volonté propre. Rassure-moi, tu n’as pas oublié tes ficelles ? Le ton que j’avais employé était à la fois ironique, amer et méprisant, mais je persistait à penser qu’Eleanor avait bien besoin de ça pour qu’elle se décide enfin à réagir. Néanmoins, si j’avais su être désagréable à cet instant précis, c’était aussi et surtout parce que j’étais tout bonnement exténuée ; j’aurais beau prôner toute la bonne foi du monde, il n’en restait pas moins qu’il m’arrivait encore régulièrement d’être désagréable pour être désagréable, ni plus ni moins. C‘était malheureusement dans ma nature, ce qui avait justement valu à mes parents de se rabattre corps et âmes sur ma sœur qui n’avait jamais su être autrement que parfaite.


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MessageSujet: Re: it will never be what we expected.   Lun 23 Sep - 21:44

De l’extérieur, la famille Cowell était la petite famille parfaite, propre sur elle, avec des enfants très polis à première vue, des parents attentifs et chaleureux avec leurs enfants. Malheureusement, ils ne vivaient pas un compte de fées, loin de là. La plus âgée des deux filles se voulait rebelle alors que la seconde devait se marier de force avec un parfait inconnu.
Non, cette famille était très loin d’être parfaite, et ce fait faisait énormément de peine à Eleanor. Que devait-elle faire ? Se plaindre d’être l’une des membres de la plus célèbre famille londonienne ? On finirait par se moquer d’elle ! Pauvre petite fille de riche qui ne peut s’empêcher de se plaindre. Il y a tellement pire dans la vie, après tout. Seulement, El’ ne pouvait s’empêcher de penser que si ses parents avaient été un peu moins riche, il n’y aurait pas eu cette question d’héritage et toute cette histoire de fou qui lui pesait à présent sur les épaules.
Un autre fait qui avait le don de la blesser plus qu’elle ne le voudrait ? Sa grande sœur. Elle avait pourtant rêvé d’être proche d’elle, de pouvoir lui demander des conseils pour les garçons, de la voir la défendre face aux autres filles. Mais il en avait été une toute autre histoire et les deux sœurs suivaient des chemins très différents à présent. Pourtant, elles avaient essayé, comment dire … de communiquer ! Mais leurs discussions finissaient toujours en guerre intersidérale, et Eleanor avait pris l’habitude de la laisser lui hurler dessus, sans  essayer de comprendre un seul mot. Elle ne voulait plus l’écouter, parce que cette dernière ne voulait pas, non plus, la comprendre.
Et voilà où elles en étaient à présent ! Se regarder les yeux dans les yeux, se demandant si Violet allait ouvrir les hostilités ou si son tour était venu. Et comme à son habitude, se fut la plus âgée qui prit la parole, sachant pertinemment que la plus jeune allait finir par répliquer aussi vite.
Pour ne pas changer, la discussion tourna autour du mariage de la cadette, l’histoire qui avait fini par les séparer à un point de non-retour. Pourtant, elles pensaient la même chose : ce mariage était une création plus qu’horrible et idiote venant de leurs parents et cette idée leur donnait la nausée. Seulement, elles n’utilisaient pas les bons mots, elles n’arrivaient pas à exprimer leurs vraies pensées, et une discussion stérile finissait souvenant en larmes.
Alors que Violet crachait son venin sur elle, se moquant du fait qu’elle était un pantin qui suivait les ordres de leur père sans broncher et sans oser aller contre les idées de ce dernier, Eleanor, elle , commençait à bouillonner de l’intérieur. Elle avait juste eu dans l’idée de voir leur père, d’essayer à nouveau de lui faire abandonner cette histoire puis de repartir dans son appartement. Mais rien ne se déroulait jamais comme elle le voulait. Elle regarda son ainée se servir à boire dans le frigo, alors qu’elle serrait fort les points, essayant de ne pas exploser aussi vite. Violet serait bien trop contente de gagner la bataille aussi vite. Sauf qu’elle ne pouvait plus supporter ce genre de critique, pas alors qu’Eleanor avait accepté se mariage pour éviter que sa grande sœur n’ait à le faire à sa place. « Comment oses-tu ? » La mâchoire contractée, les yeux lançant des éclairs, il en était trop. « Tu crois réellement que j’ai envie de me marier ? Tu crois que quoi ? Il fallait bien que l’une d’entre nous porte ce fardeau ! » La petite blonde se rapprocha de sa sœur, la pointant du doigt « C’est toi qui m’a lâchement abandonné, c’était toi qui aurait du être la fille à marier mais père savait pertinemment que tu n’aurais jamais accepté » Eleanor ne comprenait toujours pas pourquoi Violet la détestait à ce point. Après tout, c’était El’ qui se mariait à une personne qu’elle avait du voir deux fois dans sa vie, c’était El’ qui devait toujours être parfaite pour ne pas qu’on montre la famille Cowell du doigt. Parce qu’on l’avait élevé comme ça et qu’elle ne pouvait pas claquer des doigts et effacer des années d’éducation. « J’ai perdu Eliam ! J’ai perdu l’amour de ma vie ! Plus aucun garçon ne s’intéresse à moi, ils ont tous tellement peur des conséquences ! » Enfin, enfin elle lui faisait part de ce qu’elle aurait voulu lui dire il y a des mois de ça. Combien de nuits elle avait pleuré le fait de ne pas pouvoir se confier à sa grande sœur ? Elle aurait voulu que sa grande sœur la rejoigne dans sa chambre, la prenne dans ses bras alors qu’elle sanglotait sur le fait qu’Eliam avait décidé de mettre fin à leur relation, trop paniqué par la tournure de cette histoire. Après tout, elle aurait surement fais la même chose à sa place. « Et tu oses prétendre que tu es la plus forte ? Mais ma jolie, tu as la vie en rose ! Tu es tranquille, tu ne te soucis de rien ! Tu profites de ta jeunesse, des garçons, tu n’as pas vraiment à penser à demain ! Alors tais-toi maintenant, ça nous fera des vacances ! » Elle lui tourna ensuite le dos, se dirigeant vers sa chambre, même si elle savait très bien que le débat n’était pas clos.
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MessageSujet: Re: it will never be what we expected.   Mer 2 Oct - 21:24

► it will never be what we expected,
Franchement, l’argent et tout, je m’en fichait pas mal, tout autant que je me fichait de ce que la famille Cowell pouvait bien représenter aux yeux des gens. Alors évidemment, cela pouvait paraître sureprenant que je mette un point d’honneur à ne pas être considérée comme la fille parfaite d’une famille parfaite – contrairement à ma sœur – mais le fait était que j’étais tout sauf celle que l’on voulait que je sois, au grand dam de mes parents d’ailleurs. C’est probablement pour cette raison que moi et El’ avions tant de mal à communiquer : nous étions définitivement trop différentes et sans doute trop bornées aussi pour nous comprendre. Pour être honnête, cela faisait un petit moment maintenant que j’avais cessé d’essayer. Je n’avais plus aucune envie d’essayer de la comprendre, et je crois que c’était réciproque. Je mentirais en disant que je me contentais très bien de tout ça, car au fond, j’avais énormément de mal à le supporter. Il est évident que même si je ne le veux pas, ma sœur est une partie de moi. Oui, mais elle n’était pas moi, là était la différence. Ce n’est peut-être pas une raison pour en arriver là où nous en étions, mais pourtant, c’était bel et bien le cas. J’aurais aimé ne pas avoir un tempérament aussi extrême ne serait-ce que pour épargner ma sœur un minimum, même si je ne supportais pas de la voir obéir à tout et n’importe quoi. Mais non, il avait fallu que j’hérite du caractère le plus pourri au monde, et au final, c’était El’ qui en pâtissait. Je détestais ça. Mais j’étais incapable de faire autrement. Cette fois encore, je n’avais pas fait exception à la règle. A peine avait-elle ouvert la bouche que déjà elle justifiait sa présence par le fait que notre père le lui avait demandé. Il n’en fallu pas plus pour me mettre hors de moi. Bien sûr, j’aimais mon père, mais qui était-il pour décider de l’avenir de ses filles – ou plutôt, de sa fille ? Cela faisait bien longtemps n’avait plus le devoir de le faire. Ceci étant, j’avais parfois comme la vague impression que finalement, tout ceci arrangeait bien Eleanor. Comme si elle se sentait rassurée de ne pas à avoir à prendre ses responsabilités ou quelque chose du genre. Peut-être que je me trompais aussi, mais pour être honnête, j’en doutais de moins en moins, bien que ma sœur ne cesse de dire le contraire. Tu crois réellement que j’ai envie de me marier ? Tu crois que quoi ? Il fallait bien que l’une d’entre nous porte ce fardeau ! Et pourquoi faudrait-il qu’il y en ait forcément une de nous qui soit victime de toute cette merde ? m’exclamai-je immédiatement pour toute réponse. Nous n’avions aucune raison valable pour suivre les règles stupides que nos parents voulaient nous imposer coute que coute. Aussi, je n’arrivais pas à comprendre pourquoi Eleanor s’acharnait à les suivre au pied de la lettre, d’autant qu’elle détestait la situation tout autant que moi. C’est toi qui m’a lâchement abandonné, c’était toi qui aurait du être la fille à marier mais père savait pertinemment que tu n’aurais jamais accepté. Le temps de quelques secondes, je restai silencieuse. C’était donc pour ça qu’elle m’en voulait autant : pour elle, je l’avais abandonnée pour la simple et bonne raison que ç’aurait dû être moi. Et en effet, elle avait été comme la remplaçante d’office. Au fond, cela me fis énormément de mal, et je m’en voulais terriblement. Cependant, je fis mon possible pour pas qu’elle ne remarque mon malaise. Je baissai légèrement la tête. Toi non plus tu n’aurais pas dû te laisser faire. Ce n’était pas un reproche, plutôt un conseil – arrivé trop tard – pour lui signifier que je n’étais pas vraiment en colère contre elle, mais que je voulais simplement son bonheur. Or, la situation présente ne faisait absolument pas son bonheur, et les propos qui suivirent me le confirmèrent davantage. J’ai perdu Eliam ! J’ai perdu l’amour de ma vie ! Plus aucun garçon ne s’intéresse à moi, ils ont tous tellement peur des conséquences ! Ses yeux devenaient humides et sa voix se faisait plus tremblante. Je déglutis péniblement tandis que j’essayais tant bien que mal de supporter de la voir ainsi… Et c’était beaucoup plus dur que je ne l’aurais pensé. Et tu oses prétendre que tu es la plus forte ? Mais ma jolie, tu as la vie en rose ! Tu es tranquille, tu ne te soucis de rien ! Tu profites de ta jeunesse, des garçons, tu n’as pas vraiment à penser à demain ! Alors tais-toi maintenant, ça nous fera des vacances ! Si j’ai la vie en rose c’est parce que j’ai tout fait pour, contrairement à toi ! me défendis-je en haussant le ton encore une fois. J’avais beau avoir mal au cœur, mon caractère n’en devenait pas plus doux pour autant, et j’avais toujours autant de mal à garder mon sang-froid. Sans rien ajouter de plus, je regardai ma petite sœur tourner les talons puis quitter la cuisine. Après quelques secondes, je lâchai un soupire, puis me précipitai pour la rejoindre. Tandis qu’elle s’apprêtait à monter les escaliers, je l’interpelai. Elie ! C’était la première fois depuis bien longtemps que je l’appelai ainsi. Par chance, cela la fit se retourner vers moi. Eumh… je… Eliam a été stupide de te laisser… D’accord, ces mots n’étaient peut-être pas les meilleurs que j’aurais pu trouver, et peut-être que ce n’était pas ceux-là non plus qu’elle attendait de moi, mais c’était déjà ça. J’espérais simplement qu’elle comprendrait que je ne souhaitais pas ce qui lui arrivait. Mais si tu souffres à ce point, tu devrais être capable de trouver la force de tout envoyer en l’air, conclus-je en espérant la convaincre d’abandonner cette mascarade.


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MessageSujet: Re: it will never be what we expected.   Sam 5 Oct - 22:26

Parfois Eleanor avait l’impression que tout était un jeu pour sa grande sœur, qu’aucune règle ne devait réellement être suivie si on en avait pas envie et surtout qu’il était possible d’en faire qu’à sa tête si c’était la meilleure solution à suivre … Sauf qu’elle était persuadée que sa sœur allait parfois trop loin et que c’est elle qui finissait par en subir les conséquences.
Après tout, elle n’arrivait jamais à être assez parfaite pour ses parents car les erreurs de Violet étaient parfois tellement grosses pour son père qu’à côté ses bonnes actions étaient invisibles. Parfois, Eleanor se demandait si avec ce mariage elle finissait par briller aux yeux de son père ou si elle était toujours cachée par les actions de sa sœur. Une autre action qui devait surement être invisible car elle s’obstinait à repousser la date avec ses études.
Mais Violet s’obstinait à ne rien comprendre, elle essayait toujours d’avoir le dernier mot sans écouter ce que sa sœur cadette avait à lui dire, essayait de lui faire comprendre. Et ça rendait Eleanor encore plus en triste mais aussi en colère contre elle. Elle voulut lui faire comprendre que le mariage n’était pas ce qu’elle souhaitait, loin de là, mais l’une des deux devait y passer. Le même discours sortit de la bouche de  sa sœur « qu’elles n’étaient pas obligées de suivre les règles » sauf qu’elle se voilait la face ! Si elle continuait à vivre comme une princesse, même si elle s’obstinait à ne pas être une Cowell, c’est parce qu’Eleanor faisait son maximum pour que ça dure. Elle était certaine que son père leur aurait laissé moins de liberté jusqu’à ce que l’une des deux finisse par craquer.
El’ finit par se demander si elle ne voulait pas l’écouter ou si elle voulait juste se cacher derrière son côté rebelle, parce qu’elle pourrait jurer de l’avoir vu baisser les yeux alors qu’elle lui faisait par du fait que sa grande sœur l’avait abandonné … Mais la jeune blonde en avait marre de rester calme et avait fini par sortir de ses gongs en lui balançant ce qu’elle avait sur le cœur. Eliam, les garçons, le mariage, Violet la parfaite, avant de se tourner pour ne pas pleurer devant elle. Elle s’était retenue jusqu’à aujourd’hui et elle ne voulait pas craquer. Les seules larmes qu’elle avait voulu montrer à sa grande sœur, cette dernière les avait manqué en lui faisant la tête.

Eleanor avait donc pris sa décision : Première étape, pleurer dans sa chambre. C’était ce qu’elle faisait le mieux à chaque fois qu’elle revenait chez elle à la suite d’une dispute similaire avec sa sœur ou une discussion « mariage » avec son père. Seconde étape, attendre le retour de son père pour pouvoir enfin savoir ce qu’il lui voulait à nouveau. Troisième étape, ne pas rester dormir comme elle le faisait avant et repartir aussi vite retrouver l’une de ses meilleures amies à son appartement et surement pleurer dans ses bras … A nouveau. « Elie ! » entendit-elle alors qu’elle s’apprêtait à monter jusqu’à sa chambre. Elle avait l’impression que ça faisait des années que Violet ne l’avait appelé comme ça … Oui, peut être que ça faisait, bel et bien, des années ! Mais ce surnom eut, tout de même, un certain pouvoir sur elle car Eleanor s’arrêta aussi vite et se tourna à nouveau vers sa grande sœur, tentant d’effacer les quelques larmes qui perlaient déjà à ses cils « Merde ... » Marmonna-t-elle, énerver de ne pas les avoir cachés à Violet.Eumh… je… Eliam a été stupide de te laisser…  Eleanor secoua la tête, ce n’était pas lui qui avait été stupide dans l’histoire, c’était elle ! Le jour où elle lui avait pris la nouvelle lui revint en pleine tête … Elle l’aimait, il l’aimait, elle devait en épouser un autre, il avait fui. Rien de très anormal de son côté, c’était plutôt le fait qu’elle était obligé de se marier au 21ème siècle qui l’était. « Non, Eliam est tous sauf stupide ! Il a eu raison de me fuir, j’aurai fais pareil … C’est surement le seul homme qui m’a aimé. » Par là, elle parlait du fait que si leur père les aimait autant, il ne l’aurait jamais forcé à épouser un homme qu’elle n’aimait pas. Mais si tu souffres à ce point, tu devrais être capable de trouver la force de tout envoyer en l’air Et le retour de la Violet rebelle et courageuse tapait à leur porte. A une époque, elle se disait qu’elle essayait de l’énerver juste parce qu’elle était contre cette idée de mariage. A présent, elle avait surtout l’impression qu’elle faisait tout pour la faire exploser. Elle aurait cru qu’après ses dernières confidences elle allait être plus calme … Mais en rien. « Mais il faudrait vraiment que tu arrêtes de parler quand tu n’en sais pas plus sur un sujet ! » Eleanor laissa échapper un rire qui se voulait ironique tout en montant les marches de dos tout en gardant le contact visuel avec sa sœur, malgré les larmes qui se faisaient nombreuses « Tu crois que papa est en colère pourquoi ? Parce que mes études empêchent le mariage ! Mais c’est mon idée … Continuez mes études pour repousser la date du mariage ! » Puis elle finit par lui tourner le dos et monta plus rapidement les escaliers « La prochaine fois que tu veux me donner des conseils, apprends en un peu plus sur le sujet » elle finit par claquer la porte puis se jeta sur son lit. Oui, très cliché !

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MessageSujet: Re: it will never be what we expected.   Ven 11 Oct - 20:37

it will never be what we expected. (eleanor et violet)
Je n’avais jamais compris ce besoin qu’avait Eleanor de toujours agir pour plaire aux autres. Tout ce qu’elle faisait, elle le faisait dans le but d’être vue comme la fille parfaite, ce qui contrastait drôlement avec moi. Elle était tout mon contraire, et ce n’était plus une nouvelle depuis bien longtemps déjà. Ce qui me chagrinait, c’était que j’avais l’impression qu’elle ne vivait qu’à travers le regard des autres. Et en tant que grande sœur, j’aurais aimé qu’elle réalise à quel point elle n’avait pas besoin de ça. Elle était sûrement parfaite comme elle était déjà. Pourquoi ressentait-elle le besoin de mettre sa propre personnalité et ses propres envies de côté au profit de celles de nos parents ? Elle était en train de se gâcher, sans vraiment s’en rendre compte. Mais malheureusement, moi, ce n’était pas mon cas. J’assistais à ce désastre depuis de longs mois, et le pire était sûrement que je ne pouvais rien faire. Bien sûr, ce n’était pas la volonté qui me manquait, et j’essayais pourtant tant bien que mal de la faire réagir. Mais j’étais sans doute trop brusque avec elle, ce pourquoi cela se terminait toujours par une dispute. J’aurais aimé qu’elle comprenne que ce n’était pas parce que je la détestais, mais bel et bien parce que je ne voulais que son bien – et bien que ce soit dur à attendre, je doutais que ce soit le cas pour papa et maman. Mais au fond, j’espérais qu’elle le savait. Ou plutôt, j’en étais persuadée. Eleanor avait toujours été une fille intelligente. Et même si cela n’avait pas été le cas, je savais pertinemment qu’elle aurait deviné d’une manière ou d’une autre toute la bonne volonté que peut avoir une grande sœur. Finalement, je n’étais pas sans cœur. Au contraire, j’en avais peut-être trop au point de ne pas supporter de voir ma petite sœur se noyer dans ce mal-être engendré par notre propre père. Comment aurais-je pu accepter cette idée ? Et comment Eleanor ne pouvait-elle pas comprendre ça ? Elle s’obstinait à penser que j’agissais dans le seul but de la contredire, mais mon but n’était pas de me rebeller, si ce n’était contre nos parents qui lui imposaient tout ça. Encore une fois, ni elle ni moi n’étions décidées à laisser l’autre avoir le dernier mot. Pourtant, contre toute attente et pour la première fois, je crois que nous nous étions mutuellement comprises. De mon côté, je saisissais enfin les raisons du mal être de la blondinette ainsi que ce qui la motivait à faire ce qu’on attendait d’elle. Je ne cautionnais pas et n’acceptais pas non plus, mais je comprenais que tout ceci partait d’une bonne intention, au même titre que moi. Et en effet, je crois que même si elle ne voulait pas l’admettre, Eleanor s’était aperçue que je souhaitais l’aider et non pas l’enfoncer. Pourtant, cette discussion termina comme toutes les autres… ou presque. Submergée par la colère et les multiples autres émotions qui venaient s’y mêler, Eleanor décida de couper cours à la conversation en quittant la pièce. D’ordinaire, je l’aurais sûrement traitée de lâche, mais pourtant, cette fois-ci, je le voyais d’un autre œil. Il était évident que la jeune fille avait été tout bonnement envahie par le chagrin. Ce qu’elle me confia ensuite à propos de son ex petit ami et du reste ne vint que confirmer mes pensées. Sans plus réfléchir, je me décidai à la retenir. Je ne voulais pas la laisser partir sur une énième mauvaise conclusion. Merde ... Du bas des escaliers, je crus distinguer une ou deux larmes perler sur ses joues naturellement rosées. J’aurais voulu pouvoir la réconforter mais il paraît que je n’avais jamais été vraiment bonne à ce genre de choses. Effectivement, je n’avais pas vraiment visé juste… Non, Eliam est tous sauf stupide ! Il a eu raison de me fuir, j’aurai fais pareil … C’est surement le seul homme qui m’a aimé. Je secouai légèrement la tête. Je comprenais où elle voulait en venir, mais je n’avais tout simplement pas la même vision des choses. J’estime que lorsqu’on veut ou aime particulièrement quelque chose, on doit trouver la force de se battre, quoi qu’il en coute. Je ne voulais pas qu’elle pense que j’enfonçais Eliam pour la faire souffrir, je voulais simplement qu’elle se rende compte de certaines choses, notamment du fait que tout n’était pas de sa faute à elle. Tu n’as pas à te sentir responsable de tout Eleanor. Tu es un être humain, tu ne peux pas supporter tout le poids du monde sur tes épaules. Tu… tu devrais essayer de prendre du recul… et arrêter de te considérer comme la seule coupable. Je n’aurais jamais pensé être capable d’un tel discours bienveillant, et davantage envers ma petite sœur. Mais j’en étais agréable surprise. J’espérais seulement avoir visé juste afin de l’aider à se sentir moins mal. Toutefois, la discussion était loin d’être terminée, et il y avait des hauts et des bas ; c’était comme tout. Mais il faudrait vraiment que tu arrêtes de parler quand tu n’en sais pas plus sur un sujet. Tu crois que papa est en colère pourquoi ? Parce que mes études empêchent le mariage ! Mais c’est mon idée … Continuez mes études pour repousser la date du mariage ! La prochaine fois que tu veux me donner des conseils, apprends en un peu plus sur le sujet Sans attendre qu’elle ne termine sur le sujet, je l’interrompis. Alors là, je t’arrête tout de suite. C’est moi la grande sœur ici, et j’en sais certainement bien plus que tu ne veux te l’avouer. Et c’est aussi pour ça que j’essaie de t’aider. Putain, El’ je… je sais pas moi, pourquoi est-ce que tu ne veux pas comprendre que je veux t’aider ? T’AIDER putain ! C’est si compliqué que ça à comprendre ? Je connais bien mieux le sujet que tu ne peux le penser alors ne me sous-estime pas ! répliquai-je en haussant machinalement le ton. Et par pitié, ne sous-estime pas non plus mes bonnes intentions envers toi… Ma voix s’était adoucie à tel point qu’elle avait été à peine audible. J’ignorais si Eleanor m’avait entendue, mais à quoi bon ? Ma petite sœur devait probablement me considérer comme une sorte de monstre ou je ne savais quoi d’autre, et il n’y avait rien qui puisse me faire plus de mal. Mais comment pouvait-elle le comprendre puisqu’elle me voyait comme une personne sans cœur ? Alors qu’Eleanor s’était enfermée dans sa chambre, je restai un instant immobile en bas des escaliers. J’hésitai à les monter mais n’en fis rien. Je ne voulais pas lui courir après davantage, je n’étais définitivement pas mon genre. Bon, je crois qu’il ne vaut mieux pas que je reste ici ce soir, lâchai-je assez fort pour qu’elle m’entende de l’étage. Alors je m’en vais. Tu diras à maman que je suis passée, terminai-je avant de me diriger vers la porte d’entrée. Inconsciemment, j’espérais qu’elle me retienne, même si j’en doutais fortement. Mais tant pis, j’en avais assez d’affronter son regard à travers lequel elle me voyait comme une personne qui ne cherchait rien d’autre que lui faire du mal.


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MessageSujet: Re: it will never be what we expected.   Sam 2 Nov - 18:42

Eleanor et Violet avaient passés tellement de temps à se disputer que la situation commençait à devenir légèrement bizarre, voir délicate, aux yeux de la jeune blonde. Pour commencer, elle pleurait devant un membre de sa famille, ce qu’elle n’avait plus fait depuis ses cinq ans environ lorsqu’elles avaient perdus leur chien et qu’elle s’était fait réprimander pour bien trop pleurer. Ensuite, les cris avaient laissés place au calme, ce qui n’était plus possible depuis bien longtemps entre les deux jeunes sœurs. Et, pour finir, Violet tentait de parler gentiment et de lui faire comprendre qu’elle ne pouvait être parfaite sur tous les tableaux.
Malheureusement, elle avait beau être d’accord avec son ainé, être parfaite était ce qu’elle savait faire de mieux ! C’était comme ça qu’on la voyait, comme ça qu’on l’aimait et très peu de personnes la connaissait sous son vrai jour. Il était impossible pour être de se dévoiler aux yeux du monde comme une personne normale.  Alors, cette fois-ci, ce fut Eleanor qui lança à nouveau les hostilités en haussant la voix et en envoyant sa sœur ainée dans les roses alors qu’elle  aurait très bien pu prendre sur elle avant de claquer la porte derrière elle et de laisser ses larmes couler … Mais elle en avait marre, elle en pouvait plus, elle était à bout de force et n’arrivait plus à faire d’effort. Alors là, je t’arrête tout de suite. C’est moi la grande sœur ici, et j’en sais certainement bien plus que tu ne veux te l’avouer. Eleanor releva doucement la tête à ces derniers mots. Sa grande sœur serait-elle aussi immature pour inventer des histoires ou était-elle sincère ? La jeune femme se leva à nouveau, des larmes perlant toujours sur ses joues, et colla son oreille à la porte pour entendre un peu plus. Et c’est aussi pour ça que j’essaie de t’aider. Et c’est aussi pour ça que j’essaie de t’aider. Putain, El’ je… je sais pas moi, pourquoi est-ce que tu ne veux pas comprendre que je veux t’aider ? T’AIDER putain ! C’est si compliqué que ça à comprendre ? Je connais bien mieux le sujet que tu ne peux le penser alors ne me sous-estime pas !  La jeune femme se laissa tomber par terre, sa tête contre le mur. Pourquoi ne pouvaient-elles pas vivre normalement comme des jeunes londoniennes normales ? Certes, Violet vivait peut être plus qu’El’ pour ce qui est des sorties ou autres, mais leur famille n’avait rien de normale et ne cessait de partir en lambeau.
A la suite de cette tempête, El’ entendit son ainée marmonner des paroles qu’elle ne pouvait comprendre, avant qu’un silence de mort n’envahisse la villa. Seule les reniflements d’Eleanor se fait entendre et cette dernière se demanda si sa sœur avait tout bonnement quitté les lieux sans le lui avoir dis avant. Elle sursauta malgré elle quand Violet prit la parole, parlant assez fort pour se faire entendre.  Bon, je crois qu’il ne vaut mieux pas que je reste ici ce soir. Alors je m’en vais. Tu diras à maman que je suis passée Elle allait donc partir… Après tout c’était de sa faute, c’est elle qui avait mis un point d’honneur a stoppé cette conversation en partant se cacher dans sa chambre. Aucune de leur conversation n’arrivait à avoir une fin, l’une des deux Cowell finissait par fuir l’autre sans demander son reste et puis fin de la conversation.
C’est le bruit d’une porte qui s’ouvre qui finit par sortir Eleanor de sa torpeur. La jeune femme se leva d’un seul homme et se précipita vers l’entrée où elle y vit son ainée, une main sur la poignée, un sac sur le dos. « Je… » Sans un mot, El’ combla le vide qui se trouvait entre elle et sa grande sœur, lui tombant dans les bras, avant de la serrer fort. Des années qu’elle n’avait plus eu un contact comme ce dernier, elle ne pourrait même pas mettre une date sur un jour précis où elle avait pris sa sœur dans ses bras. « Je ne veux pas que tu partes ! Ne me laisse pas toute seule … » Ces paroles n’étaient pas une demande mais presque une prière. Elle ne voulait plus se battre seule mais surtout elle n’y arrivait plus. « S’il te plait » Elle avait peur de la réaction de son ainée, peur d’être rejetée, mais elle avait surtout besoin d’être réconforter et de sentir plus d’amour qu’un simple " lien familial". A sa grande surprise, elle sentit les bras de sa sœur l’entourer et la serrer à son tour. Cette "accolade" signifiait-elle qu’elles enterraient la hache de guerre une bonne fois pour toute pour tenir tête à leur père ?  « D’accord … Je » C’était une première ! Eleanor acceptait de suivre sa sœur, même avant de connaitre ses plans. Elle se rendait aussi compte qu’elle n’allait pas pouvoir jouer la carte des études toute sa vie et son père allait surement faire en sorte de faire sauter ce pacte qu’elle avait mis en place pour lui mettre la corde au cou. Il ne lui restait plus qu’une seule option : Violet ! « C’est quoi ton idée ? Pour annuler tout ça sans être déshéritée à vie ? » Eleanor se voulait drôle mais le son de sa voix était toujours cassé. « J’espère que tu sais quoi faire hein ? Tu sais que je ne foncerai pas tête baissée ! »
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Statut : célibataire parce que les mecs, c'est la galère : MENstruation, MENopause, MENtal breakdowns, see ? most of women's problems begins with men. coincidence ? haha, i don't think so.
Etudes : étudiante en photographie ainsi qu'en histoire (double-cursus).
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MessageSujet: Re: it will never be what we expected.   Lun 4 Nov - 22:58

it will never be what we expected. (eleanor et violet)
Bien que je sache ma soeur plus fragile que moi, j’étais incapable de me souvenir exactement de la dernière fois où je l’avais vue pleurer. J’avais presque l’impression d’avoir pleuré plus souvent qu’elle dans ma vie, même si je ne le faisais jamais devant les autres. De toute façon, j’étais cataloguée comme étant la « sans cœur » alors j’aurais beau me noyer dans mes larmes devant le monde entier que personne ne me prendrait au sérieux. Eleanor en revanche, c’était plutôt l’inverse. Mais s’il y avait bien une chose dont j’étais persuadée, c’était que ma sœur ne laisserait jamais échapper ses larmes devant moi. Surtout pas moi. Comme quoi, notre discussion était vraiment des plus spéciales, sans doute qu’Eleanor avait besoin de craquer depuis bien trop longtemps maintenant, et que ma présence ne l’en empêchait plus. C’était comme si une barrière s’était brisée entre nous à cause d’une certaine usure, mais combien en restait-il encore à franchir. Cela ne rendait certainement pas notre relation plus simple pour autant. D’un côté, je n’étais pas sans savoir que ma sœur et moi n’étions pas faites pour nous entendre tant nous étions radicalement opposées alors je ne m’attendais pas à une réconciliation immédiate et éternelle en bonne et due forme. Mais au moins, je souhaitais simplement qu’Eleanor ouvre les yeux sur mes intentions et qu’elle arrête de s’évertuer à penser que mon seul but était de lui pourrir la vie. Peut-être bien que je n’étais pas la fille la plus agréable de la terre – et ça, j’en convenais – mais je n’avais absolument pas un mauvais fond, et encore moins envers ma sœur. Il y a des liens qui restent encrés quoi qu’il arrive, qu’on le veuille ou non. Cependant, il semblait que nous avions au moins une chose en commun : nous étions toutes les deux aussi bornées l’une que l’autre. Aussi, j’étais fatiguée de tout ça, et pour une fois, je préférais abandonner la discussion. Ce n’était pas mon genre, mais me battre dans le vide ne l’était pas non plus. J’avais l’impression qu’être ici, dans cette maison, avec ma sœur, ce n’était pas là où je devais être. Contre toute attendre, je ne me sentais plus à ma place dans cette maison – du moins, pas tant qu’Eleanor y était. Sans vraiment attendre quoi que ce soit de la part de ma sœur, je la prévins tout de même de mon départ afin qu’elle puisse sortir de sa cachette. Ce fut le silence qui accompagna mes pas jusqu’à la porte, et c’était bien mieux comme ça. J’appuyai avec détermination sur a poignée, songeant qu’Eleanor n’était plus en âge de se faire aider par qui que ce soit, ni moi, ni personne d’autre. J’avais cru entendre quelques bruits sourds successifs dans les escaliers, mais je devinais que c’était simplement ce que j’aurais aimé entendre. Mais ce n’était pas réel. C’était comme le lien fraternel qui nous unissait Eleanor et moi : il n’était plus réel depuis bien longtemps. Oui, mais il ne l’était plus jusqu’à ce que je sente des bras se presser autour de moi alors que je m’étais retournée pour vérifier qu’il n’y avait personne. J’aurais pu fermer les yeux, j’aurais reconnu ma petite sœur entre mille, bien que cela fasse une éternité que nous n’ayons eu ce genre de contact. Par manque d’habitude sans doute, je me contentais d’écarter les bras, sans même les nouer autour d’Eleanor. C’était… étrange. C’était une sensation que j’aurais aimé connaître plus souvent mais que nous avions perdu si rapidement. Comment en étions-nous arrivées là ? En moi-même, je savais pertinemment que ce contact – aussi réel et sincère soit-il – ne serait certainement pas la solution à ce fossé qui s’était creusé entre nous depuis de trop nombreuses années maintenant. Je n’étais pas naïve. Mais je me surpris à ressentir ce petit quelque chose au fond de moi, comme une point de soulagement mélangé à une once de réconfort. Doucement, sans trop d’aise, je posai mes mains contre le dos d’Eleanor, scellant ainsi le câlin qu’elle m’avait accordé. Je ne veux pas que tu partes ! Ne me laisse pas toute seule … S’il te plait. Afin de la réconforter, je caressai doucement sa tête à l’aide de l’une de mes mains. Je ne te laisse pas seule, la rassurai-je dans un murmure en reprenant ses mots. C’est quoi ton idée ? Pour annuler tout ça sans être déshéritée à vie ? J’avais envie d’hausser les épaules, simplement ? Mais était-ce réellement le moment de l’inquiéter davantage. Des plans ? Je n’en avais aucun à proprement parler. Mais je ne voulais pas laisser ma sœur seule dans ce pétrin. Si je venais tout juste de lui promettre que je ne la laisserais pas, ce n’était pas des paroles en l’air. « J’espère que tu sais quoi faire hein ? Tu sais que je ne foncerai pas tête baissée ! Je sais El’, je sais… commençai-je avant de laisser de nouveau le silence s’immiscer entre nous. Je pris le temps d’inspirer profondément et me détacha de ma sœur, prenant sa tête entre mes mains. Je… je n’ai aucune idée de ce qu’il faut faire ou ne pas faire… ce qui est bien ou pas… ce qui sera susceptible de t’aider ou non… Je n’ai pas la solution à tous les problèmes du mondes malheureusement, mais je te promets une chose : je ne te laisserai pas gâcher ta vie. Regardes-moi. Tu n’es pas la poupée de papa. Tu n’es pas l’héroïne d’une série, ni celle d’un roman ou je ne sais quoi d’autre. Tu ne dois pas le laisser décider de ta vie à toi, tu m’entends ? J’ignorais si mon discours était rassurant ou non… probablement qu’il y avait un peu des deux. Mais si Eleanor était réellement décidée à reprendre sa vie en main tant qu’il était encore temps, il fallait d’abord qu’elle prenne suffisamment conscience de la situation, et qu’elle sache où tout ça allait la mener.


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MessageSujet: Re: it will never be what we expected.   Jeu 5 Déc - 23:48

La situation avait pris un virage presque inespéré. Elles avaient d’abord décidé de s’envoyer des piques, avant de se jeter leurs quatre vérités en pleine tête puis les larmes avaient succédées aux paroles. Comment ? Pourquoi en étaient-elles arrivées à ce point ? Ni l’une, ni l’autre ne pouvaient répondre à ses questions. Néanmoins, le point qu’Eleanor pouvait certifiée c’est qu’elle était à bout de force. Elle n’arrivait plus à se battre, même contre sa sœur alors que cette pratique était devenue presque habituelle depuis le temps. Ses larmes étaient la preuve de son désespoir, de plus si elle les versait devant son ainée. Seulement, elle ne pouvait plus les cacher, elle ne pouvait plus repousser les remontrances de Violet qui n’étaient pas toutes fausses. C’est la raison pour laquelle, lorsqu’elle entendit sa grande sœur se dirigeait vers la porte, elle décida de la rejoindre … Non plutôt de courir jusqu’à  l’entrée pour retenir cette dernière. Elle avait cru que seule, sans l’aide de personne et comme une grande, elle aurait le courage de se sortir de ce pétrin. Mais les jours passaient et il fallait se rendre à l’évidence, elle avait besoin d’aide, et pas de n’importe quelle aide.
Alors elle fit ce qu’elle n’avait pas fais depuis des années, elle prit sa sœur dans ses bras, comme une prière de ne pas la laisser toute seule face à ce père avec qui les discussions ne passaient plus et qui ne l’écoutait même plus d’une oreille. Eleanor sentit son ainée d’abord réticente, ou peut être était encore choquée de cette élan d’affection. Allait-elle la repousser et claquer la porte derrière elle ? Pourtant, il en fut autrement. Violet finit par mettre fin à cette attente et l’entoura à son tour de ses bras, tentant de la rassurer du mieux que possible. La jeune blonde ne pouvait pas lui en demander trop, ce genre de contact était encore nouveau. Cet échange, elle l’avait attendu depuis si longtemps et elle se remercia elle-même d’avoir mit fin à cette attente, même si elle s’était promis de ne pas faire le premier pas. Elle fut touchée par le geste que lui offrit Violet qui tenta, tant bien que mal, de lui caresser la tête, geste qui calma petit à petit les battements de son cœur ainsi que ses larmes qui ne cessaient de couler. Vint ensuite les mots qui la rassurèrent encore plus : Elle ne comptait pas la laisser seule. Un bref sourire se dessina sur le visage d’Eleanor, qui tentait de se reprendre et d’être à nouveau la fille parfaite qu’elle devait être, mais Violet la coupa dans son geste en lui prenant sa tête dans ses mains. Elle prenait les commandes, elle était la grande sœur, celle qui allait être à ses côtés lorsqu’elle foncerait droit vers ces problèmes. Elle lui fit néanmoins comprendre qu’elle n’avait pas la solution à tout, ce que la jeune fille se doutait, mais qu’elle serait là et qu’il était hors de question qu’elle gâche sa vie.
Eleanor baissa les yeux, honteuse de devoir pousser son ainée dans ces problèmes de famille qu’elle avait parfaite évité depuis le jour où leur père leur avait annoncé cette idée de mariage. Mais Violet ne lui laissa pas plus de temps pour s’en vouloir et lui intima de la regarder dans les yeux, ce que la jolie blonde fit Regardes-moi. Tu n’es pas la poupée de papa. Tu n’es pas l’héroïne d’une série, ni celle d’un roman ou je ne sais quoi d’autre. Tu ne dois pas le laisser décider de ta vie à toi, tu m’entends ?  Violet avait raison ! Depuis des années, elle n’avait cessé de suivre les ordres de leur père, elle s’était mise en quatre pour être parfaite, pour ressembler à la petite fille modèle que tout le monde aime et qu’est-ce que tout ça lui avait apporté ? Elle avait perdu de nombreux amis, surement le plus grand amour de sa vie, sa sœur mais aussi un mariage à la clé. « Mais … J’ai peur Violet » finit-elle par dire, rapidement honteuse de ses propres paroles. Elle baissa les yeux, tentant de retrouver son calme à nouveau, avant de s’éloigner légèrement de sa sœur. Elle essuya d’un geste énervé les larmes qui continuaient à perler sur ses joues « Papa refusera de m’écouter, tu sais très bien comme il est » Elle voyait déjà la scène devant elles, comme une évidence. Elle allait lui dire ce qu’elle avait sur le cœur alors que lui serait surement à son bureau, signant deux ou trois paperasses. Puis elle allait finir par hausser la voix, il allait se mettre en colère, lui faire comprendre qu’elle n’avait pas son mot à dire avant de la congédier de son bureau. Eleanor en arrivait au point de se demander si elle aimait son père ou si elle le haïssait plus que tout. Il était difficile de se dire qu’elle en était arrivée là, à ne plus savoir si elle devait aimer son sang ou le repousser. Avoir son propre appartement aurait dû être une délivrance, et pourtant elle était toujours sous le commandement de son père « Pourquoi faut-il que ce soit aussi difficile ? » Finit-elle par demander, ses yeux presque implorant plongés dans ceux de sa sœur « Pourquoi faut-il que papa me jette dans les bras d’un homme que je ne connais pas ? Il est censé vouloir mon bonheur mais il est entrain de me rendre plus folle qu’autre chose ! Je le déteste, je le déteste ! » Elle commençait à présent à faire les cents pas, ce qui montrait que son stress commençait à faire surface. Elle ne voulait plus faire marche arrière, elle voulait aller face au problème, seulement elle savait que c’était perdu d’avance « Je suis censée m’y prendre comment ? On sait très bien qu’il n’acceptera jamais qu’aucune d’entre nous n’épouse ce mec !  
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MessageSujet: Re: it will never be what we expected.   Mer 18 Déc - 21:28

it will never be what we expected. (eleanor et violet)
Ma soeur et moi étions plutôt habituées aux flots d’insultes et autres remarques désobligeantes. C’était un pli que nous avions pris, comme si c’était devenu presque normal entre nous. Et pourtant, contre toute attente, aujourd’hui, ce fut à un flot de larmes que je dus faire face. J’avais vu ma sœur comme elle était réellement : fragile et innocente parce que trop naïve. Bien sûr, c’était ma sœur. Nous avions la même chair, le même sang. Au fond de moi, je la connaissais par cœur. Je savais ce qu’elle était. Mais cette fois, je l’avais constaté de mes propres yeux. Et le fait était que c’était très différent, tant et si bien que la situation avait eu le don de me déstabiliser. Sa petite sœur était perdue, et j’étais tiraillée entre l’envie de la laisser pour qu’elle soit enfin capable de réaliser ses erreurs et donc la gravité de la situation, et l’envie de l’aider comme une sœur le ferait. Nous n’avions pourtant jamais vraiment eu de relation fraternelle à proprement parler, dans le sens où nous n’avions jamais été proches. Nous étions définitivement trop opposées l’une à l’autre pour que cela puisse fonctionner. Mais cette fois-ci, cette sorte de besoin de l’aider, c’était vraiment quelque chose que je n’aurais pas ressenti pour quelqu’un d’autre. Parce qu’Eleanor était ma sœur. Qu’importe notre relation chaotique. De toute façon, cette démarche n’allait probablement pas arranger les choses si aisément, j’en étais consciente. Mais c’était un pas en avant. Je n’avais pas l’intention de laisser Eleanor couler toute seule. Il était hors de question que notre père obtienne ce qu’il avait toujours souhaité en dirigeant la vie des autres, fille ou pas. Je n’avais certainement pas la prétention de changer ma sœur. J’en étais bien incapable d’ailleurs. Mais je souhaitais réellement lui faire ouvrir les yeux. Il fallait qu’elle comprenne qu’elle devait vivre sa vie comme elle l’entendait avant que celle-ci ne soit salement et définitivement gâchée. Qu’est-ce que c’est une vie si on la subit ?
Notre échange ne fut toutefois pas aussi concluant que prévu de prime abord. Eleanor ne semblait pas beaucoup plus réceptive que d’habitude, si ce n’est qu’elle avait réussi à faire ressortir un peu plus ses émotions. En mon for intérieur, je ne pouvais m’empêcher que c’était un début. Un bon début, même. Peut-être bien que nous allions en rester là pour cette fois, mais ce ne pouvait être qu’un petit plus pour la prochaine fois sir Eleanor se rendait enfin compte de certaines choses. J’avais beau être du genre à foncer dans le tas dès que j’en avais l’occasion, je m’abstins cette fois, sachant pertinemment que ma sœur serait progressivement prête à entendre ce que j’avais à lui dire. Il n’en restait pas moins que c’était une mauvaise idée que de venir ici, bien que ma venue n’ait pas été inutile. Aujourd’hui, il était temps que je m’en aille. Du moins, c’était ce que je pensais jusqu’à ce que ma sœur ne me prenne dans ses bras pour me retenir. Je n’avais pas caché ma surprise, c’est vrai, mais c’était encore une sensation nouvelle pour moi. Mais cela signifiait beaucoup. Je devinai que ce geste était loin d’être anodin, et que c’était une façon pour Eleanor de me dire qu’elle acceptait mon aide. Qu’elle en avait besoin. C’était mon rôle de grande sœur de le faire, qu’importe que nos rapports soient conflictuels depuis des mois voire des années. Il n’était plus question de ça. Aussi, après avoir attiré toute l’attention de l’a blondinette, j’inspirai un grand coup et lâchai ce que j’avais sur le cœur. Elle n’était pas le pantin de papa. Elle n’était pas la poupée de maman. Elle était une personne à part entière, libre de ses choix, libre de sa vie. Mais … J’ai peur Violet… Papa refusera de m’écouter, tu sais très bien comme il est. Machinalement, je laissai échapper un soupirer. J’étais consciente que ce n’était pas la chose a plus facile faire que de tout envoyer valser lorsque l’on a l’habitude de filer droit. Mais c’était la seule chose qu’elle pouvait faire désormais. Elle était bien trop prise dans cet engrenage pour persuader papa de faire marche arrière. Il n’y avait qu’elle qui pouvait mettre fin à cette mascarade. Je sais oui, avouai-je sans chercher à lui sentir ni à lui faire croire que ce serait facile. Il peut faire le choix de ne pas t’écouter c’est vrai. Et après ? Si ta décision est prise, le fait qu’il t’écoute ou non n’y changera rien. C’est son problème s’il décide de ne pas t’entendre. Mais il n’y gagnera absolument rien de plus. Bien sûr, je connaissais notre père aussi bien qu’elle et je savais qu’elle avait raison. Il ne prêterait aucune attention particulière à ses propos, probablement parce qu’il avait pris l’habitude qu’Eleanor exprime son mécontentement mais n’aille jamais plus loin. Certes, elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle, mais c’était justement au même titre qu’elle ne pouvait compter que sur elle pour changer la donne. Pourquoi faut-il que ce soit aussi difficile ? Je ne sus répondre qu’en haussant les épaules. Moi-même j’ignorais pourquoi la vie n’était jamais simple pour personne. Le moins que l’on puisse dire c’était que nous ne faisions pas exception à la règle. Pourquoi faut-il que papa me jette dans les bras d’un homme que je ne connais pas ? Il est censé vouloir mon bonheur mais il est entrain de me rendre plus folle qu’autre chose ! Je le déteste, je le déteste ! Le fait était que je n’avais aucune idée de la raison pour laquelle notre père tenait absolument à cette tradition. Peut-être bien que tout aurait été plus simple pour nous deux dans une famille plus modeste. Mais il en était autrement. De manière automatique, Eleanor s’était éloignée de moi pour faire les cent pas. Je devinais ç quel point elle était boulversée, et complètement perdue. C’était légitime. Pourtant, il fallait qu’elle se contienne. Calme-toi El, finis-je par lâcher à son intention. C’était le comble. Maintenant c’était moi qui tentais de calmer ma sœur. A cette pensée, je ne pus m’empêcher d’esquisser un sourire en coin, presque invisible toutefois. Pour toute réponse, ma sœur se contenta de poursuivre dans sa lancée. Je suis censée m’y prendre comment ? On sait très bien qu’il n’acceptera jamais qu’aucune d’entre nous n’épouse ce mec ! Je sais tout ça… mais tu ne seras pas toute seule. Je ne te laisserais pas toute seule, tu le sais. Tu n’auras pas à affronter papa seule, tentai-je de la rassurer. Moi aussi je suis en désaccord avec tout ça… Alors oui, peut-être qu’il le sait déjà, sûrement même, mais à deux c’est différent. Il ne pourra pas forcer éternellement. Sans même la prévenir, je me dirigeai d’un pas déterminé vers ma sœur que j’agrippai par les épaules pour l’entrainer devant le miroir de l’entrée. Regarde, je vais t’apprendre à jouer les dures, moi ! lançai-je sans me retenir de rire. Tu fronces les sourcils, comme ça… mais surtout, tu ne le lâche pas du regard ! ajoutai-je non sans exagérer afin de détendre un brin l’atmosphère. Je pense que nous en avions toutes les deux besoin.



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MessageSujet: Re: it will never be what we expected.   Dim 19 Jan - 0:49

Elles en étaient arrivées au point de non-retour. Le moment où Eleanor avait enfin baissé les armes et s’était montrée, fille pourtant forte mais fragile à la fois mais surtout perdue et ne sachant plus comment se sortir de ce pétrin dans lequel elle s’était fourrée. Ces problèmes, ce guet-apens, venaient de son éducation : Ne jamais dire non à son père. Elle avait donc essayé de contourner le problème, de trouver une solution, mais cette confrontation avec Violet lui avait prouvé qu’elle s’enfonçait plus qu’autre chose et qu’elle commençait à se noyer.
Une fois de plus, Violet tenta de lui faire comprendre qu’elle n’était le pion de personne et qu’il l’écoute ou pas, elle ne devait en aucun cas changer d’avis. Même si la peur était présente et que les conflits étaient à venir, elle ne devait en aucun cas se laisser faire.  Il fallait donc que, cette fois-ci, elle se montre sure d’elle et ne faiblisse pas ! Elle devait lui prouver que c’était sa vie et non la sienne, mais surtout qu’elle ne comptait pas stopper cette future conversation sur une touche finale qui ne la conviendrait pas. Et qu’est-ce qu’Eleanor avait l’habitude de faire quand les choses commençaient à être folles ? Les cents pas, et c’est ce qu’elle fit à ce moment même, sans vraiment entendre sa sœur ainée lui demander de se calmer et de se poser, surement pour prendre une décision à deux. Sauf qu’elle était juste incapable de se calmer pour le moment. Ce qui était surement le plus drôle dans ce nouveau tableau, c’était qu’Eleanor représentait l’hyperactivité qui ne cessait de bouger dans tous les autres pour faire ressortir un trop plein alors que Violet, elle, essayait de la calmer. Comme si, pour une fois, les rôles étaient inversés. Et qu’est-ce que ça lui faisait du bien, de pouvoir enfin partager ces problèmes et ne plus ressentir un poids énorme sur les épaules.
Ce qui la rassurait au plus haut point, c’était que Violet lui faisait la promesse de ne pas l’abandonner, de rester à ses côtés jusqu’au bout. Enfin, elle retrouvait la grande sœur de ses vieux souvenirs. Celle qu’elle suivait pour faire les 400 coups ou lorsqu’elle partait en mission pour piquer dans le congélateur des cornets à la vanille et aux pépites de chocolats. Sauf que cette fois-ci, la mission allait faire prendre une nouvelle tournure à leur vie.
Sans s’en rendre compte, Eleanor se retrouva face au miroir, Violet dans son dos, un sourire aux lèvres. Elle voyait bien que la jeune fille tentait de lui faire retrouver le sourire en faisant le pitre. Et, à son grand étonnement, vue la situation, Eleanor se prit au jeu et fronça les sourcils face aux demandes de sa sœur « Comme ça ? » Demanda-t-elle, alors qu’elle savait pertinemment qu’elle risquait plus de passer pour une folle et d’être envoyer dans un asile de fous « Et si je montre les dents, tu crois que ça va me donner plus d’assurances et prouver que je peux prendre des décisions toute seule ? » Suivant ses paroles, elle montra ses dents du mieux qu’elle pouvait, avant d’exploser de rire devant sa propre tête. Ce rire prit malheureusement fin lorsqu’elles entendirent une voiture se rapprocher du garage de la villa familiale. Leur père ? Leur mère ? Un simple visiteur ? Aucune d’elle ne tenta d’en savoir plus, leurs regards tournaient vers la porte d’entrée.
Si Superman et sa faculté d’entendre le moindre bruit avait été présent, il aurait surement entendu son cœur battre plus vite que la normale tellement l’angoisse avait pris possession de son cœur. Et si c’était son père, la confrontation allait-elle commencer dès son entrée ? Les deux jeunes sœurs n’avaient pas eu le temps de mettre un plan en place, allaient-elles attendre de se concerter avant de foncer têtes baissées ? Seulement, Eleanor qui était du genre à ne pas faire de mouvements sans y réfléchir bien longuement n’en pouvait plus d’attendre. Elle voulait que ce cauchemar prenne fin, qu’elle puisse enfin vivre sa vie. « J’ai perdu trop de temps… Je veux enfin vivre ma vie » Finit-elle par murmurer, sans vraiment savoir si sa sœur l’avait entendu ou pas. Elle tourna les yeux vers Violet, plongea son regard dans le sien, avant de lui attraper la main, presque apeurée.  « L’union fait la force, hein ? » Elle serra la main de Violet, le plus fort qu’elle put, se demandant si elle n’allait pas finir par lui casser le poignet à force. Mais elle avait besoin de ce contact, besoin de ne pas se sentir seule face à ce qui l’attendait. Parce que leur mère serait plus que surprise de les voir toutes les deux, l’une à côté de l’autre, main dans la main, sans se taper. Elle en viendrait à les questionner, et elles finiraient par se mettre en colère et qui dirent ce qu’elles avaient sur le cœur. Eleanor ne savait pas réellement si sa grande sœur avait une rancœur envers leur mère ou pas. Mais elle, en tout cas, en avait une plus grosse. Peut être même qu’elle en voulait plus à elle qu’à son père finalement. Parce qu’elle n’avait jamais pris son partie, qu’elle avait toujours baissé la tête quand sa fille lui quémandait de l’aide. Elle avait été juste évasive quand El’ lui avait demandé son opinion sur ce mariage, lui répondant seulement que son père faisait au mieux pour ses filles et que s’il décidait de la marier, c’était surement pour une bonne raison. En quelques mots, Eleanor en était arrivée à les détester autant l’un que l’autre. Quel beau portrait de famille qui se dessinait devant ses yeux.
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Souriez, dites cheese :
Âge : dix-neuf années derrière moi.
Famille : eleanor, la meilleure des petites soeurs becoz elle est parfaiiiite j'vous dis même si c'est une chianli but je fais avec tékaté.
Statut : célibataire parce que les mecs, c'est la galère : MENstruation, MENopause, MENtal breakdowns, see ? most of women's problems begins with men. coincidence ? haha, i don't think so.
Etudes : étudiante en photographie ainsi qu'en histoire (double-cursus).
Jukebox : better than words, one direction + end up here, 5 seconds of summer.
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MessageSujet: Re: it will never be what we expected.   Ven 7 Fév - 10:58

it will never be what we expected. (eleanor et violet)
Je n’étais pas naïve et je savais par expérience que la relation que j’entretenais avec ma soeur ne serait jamais stable. Nous avions beau nous rabibocher parfois, c’était quelque chose qui ne saurait jamais vraiment, comme si nous étions tout simplement incompatibles. C’était malheureusement une dure vision des choses mais cela ne m’empêchait pas de vouloir arranger tout ça, de souhaiter être proche de ma sœur comme n’importe qui d’autre le serait. Parfois ça marche, parfois ça ne marche pas. Cette fois-ci – bien que j’ignore combien de temps cela allait durer – nous avions visiblement toutes les deux fait le choix de faire un effort. Eleanor était dans la merde jusqu’au cou à cause de cette histoire de mariage arrangé et malgré tout, je ne souhaitais pas son malheur. Bien loin de ça même. J’avais mon caractère, mais je n’étais pas dépourvue de sentiments pour autant. Eleanor semblait être parfaitement bien dans sa vie, mais la vérité était tout autre, et j’étais certainement la mieux placée pour m’en rendre compte. Alors j’étais probablement aussi la mieux placée pour l’aider à rectifier le tir, si tant était qu’il était encore temps. Il était évident que la situation n’était pas facile et n’allait pas aller en s’arrangeant, mais j’avais toujours pensé qu’il valait mieux vivre avec des remords que des regrets. Il fallait juste qu’Eleanor parvienne à être assez forte psychologiquement parlant pour assumer ses choix – et surtout pour les assumer devant notre père. De la volonté, elle en avait déjà à revendre, j’en étais persuadée. Il n’y avait qu’elle sur terre qui était aussi têtue que moi. Aussi, je me doutais que dans sa tête, tout était déjà très clair depuis un bon moment maintenant. Elle devait juste trouver le courage de mettre sa décision en pratique. D’ailleurs, le simple fait de l’imaginer tenir tête à notre père avec une tête de petite fille furieuse me faisait rire intérieurement, bien que le temps ne soit pas à la plaisanterie. Toutefois, contre toute attente, c’est grâce à cela que l’atmosphère se détendit peu à peu dès lors que ma sœur tenta de m’imiter. Il fallait dire que c’était plutôt drôle de la voir froncer les sourcils et faire sa dure, même si c’était uniquement devant la glace. Pour être honnête, même comme ça, elle ne ferait pas peur à un moucheron, mais pour le moment, ce n’était pas bien grave. L’important, c’était qu’elle était décidée mentalement, là était l’essentiel. Comme ça ? Un sourire en coin non dissimulé, j’observais la blondinette faire de gros yeux à son reflet. Machinalement, je mis l’une de mes mains devant ma bouche afin de camoufler le léger rictus qui était venu déformer mes lèvres. Hm… ouais… enfin, pas vraiment en fait, avouai-je avant de rire face au ridicule de la situation. Néanmoins, Eleanor, elle, semblait se prendre au jeu plus que je ne l’aurais pensé. Et si je montre les dents, tu crois que ça va me donner plus d’assurances et prouver que je peux prendre des décisions toute seule ? Une nouvelle grimace se dessina sur mes lèvres, et je ne pus m’empêcher de mettre mes deux mains sur le visage de ma sœur. Tu sais quoi ? On va oublier ça, d’accord ? lâchai-je sans manquer de rire une nouvelle fois. On va plutôt changer de tactique et se focaliser sur… Je n’eus pas le temps d’achever ma phrase, intriguée par Eleanor dont l’attention s’était soudainement portée ailleurs. Il ne me fallut pas plus de quelques secondes pour comprendre d’où venait son malaise. Une voiture venait tout juste de rentrer dans l’allée, et il ne faisait aucun doute qu’il s’agissait de celle de nos parents. J’ai perdu trop de temps… Je veux enfin vivre ma vie. Ne m’attendant pas à une telle réflexion de sa part, je tournai machinalement le visage vers ma sœur dont l’expression ne faisait que confirmer ses précédents propos. L’union fait la force, hein ? poursuivit-elle tout en attrapant mon poignet avec fermeté. J’eus un instant d’hésitation, hésitation qui disparut presque aussitôt lorsque je sentis avec quelle force elle resserrait ses doigts autour de ma main. Je n’aurais jamais cru qu’un jour elle aurait tant besoin de moi. Tout va bien se passer, la rassurai-je en tentant de lui adresser un sourire qui n’en était même plus un au final. Qu’est-ce qui va bien se passer ? La voix de notre mère qui venait tout juste de faire son apparition dans la pièce nous interrompit presque immédiatement, et un long silence s’installa. Je regardai ma sœur puis ma mère à tour de rôle, me forçant à ne pas parler à la place d’Eleanor. Déjà bonjour… merci, notre journée s’est à peu près bien passée – enfin je crois – et la tienne ? ne pus-je m’empêcher de lâcher en levant les yeux au ciel. Cependant, le temps n’était pas aux remarques de mauvais goût. Je me raclai la gorge comme pour signifier à chacune que j’étais redevenue en quelque sorte sérieuse, bien qu’il n’en ait jamais été autrement aujourd’hui. Euuuuh… Ce fut pourtant la seule chose que je fus capable de dire ensuite.


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