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 "Tu ne vois pas que tu arrives au mauvais moment ?" [Eliam/Eleanor]

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MessageSujet: "Tu ne vois pas que tu arrives au mauvais moment ?" [Eliam/Eleanor]   Lun 16 Sep - 18:15




C'était la rentrée, et lorsqu'on parle de rentrée des classes, on parle bien évidemment, de soirées étudiantes. La jeune femme, grâce à ses excellentes bonnes notes, avaient eu la permission d'attaquer une seconde année à l'université et elle était au paradis. Elle avait donc décidé, pour fêter ça, de participer à l'une des soirées organisés par des étudiants et, la soirée a peine commencé, Eleanor s’amusait déjà comme jamais. Elle avait rencontré de nouveaux étudiants et elle s’entendait déjà avec plusieurs d’entres eux.
El' était plutôt contente de ne croiser que de nouvelles têtes, pas qu'elle ne voulait voir aucun de ses ami(e)s mais elle voulait surtout passer un super bon moment s'en se dire qu'elle devait être de telle ou telle façon parce que telle ou telle personne préférait la voir complètement sobre.
En parlant  d'être sobre, Eleanor descendit d’une traite le verre qu’elle avait dans les mains avant d’aller se servir à nouveau. Le bon côté de sa personnalité lui aurait conseillé d’arrêter de boire car, supportant très mal l’alcool, elle se devait de garder les idées claires. Malheureusement, l’alcool avait déjà pris le dessus et les bonnes résolutions étaient entrain de se noyer sous les liquides tous plus forts les uns que les autres.
« Dis, on danse ? » proposa un parfait inconnu qui lui tendait un verre de rhum … Ou de vodka, qui sait, mais la jeune blondinette n’essayait même pas d’en savoir plus sur ce que contenait le verre. « Pourquoi pas ! » Elle attrapa la main du jeune homme et l’entraina vers la piste alors, que de l’autre main, elle avalait une boisson encore jamais goutée. Arrivée au milieu de la piste, le jeune inconnu vint se coller à elle, commençant une danse plus que sexy, alors que de son côté, Eleanor ne se rendait pas réellement compte de ce qui se passait, sauf qu’elle passait un très bon moment et qu’elle s’éclatait bien pour une fois. Aucune contrainte, pas obligée de jouer à la petite fille parfaite, en quelques mots : que du bon !
Ce qui la surprit, c’est que les verres arrivaient entre ses mains comme par magie, du moins c’est ce qu’elle pensait, une personne censée aurait rapidement compris qu’on la faisait boire à ne plus en pouvoir. C’est au bout du quatrième verre arrivée par magie qu’elle croisa deux yeux clairs qu’elle ne connaissait que trop bien et qu’elle avait aimé par le passé : Eliam.
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feat : god of sexiness, loueh the tommo tomlinson. tu peux pas teeeest.
Pseudo : anaëlle.
Souriez, dites cheese :
Âge : moyen. ouais, je viens du moyen-âge moi. même que je mène une double vie de moine chauve qui travaille pour l’industrie du chaussée aux moines becoz j'adore le fromage.
Famille : alannah, mon petit bb de soeur.
Statut : de la liberté.
Bff : dony, la plus jolie (c'est bien parce que je suis gentil becoz en vrai elle est grosse, grasse, moche et chiante mais bon, je l'aime).
Jukebox : 5 seconds of summer, wrapped around your finger (la plus belle chanson du monde okok) + pixie lott, nasty.
Points chance : 32
These little things : « UNE PETITE SOEUR, MÊME SI T'ES A DES MILLIERS DE KILOMÈTRES, ELLE EST TOUJOURS DANS TA POCHE D'AMOUR ÉTERNEL. » THE APPLE OF MY EYE.
« LA MIFA RICHARDS C'EST L'AMOUR LA VIE L'UNIVERS ET L'AU-DELA T'INQUIETES PAUPIETTE JOLEZEM. » LUAN + DONIA.
« ON N'EST PAS IDIOT, ON EST JUSTE DES IMBÉCILES HEUREUX. ET UN PEU IDIOTS QUAND MÊME. » RPZ JALIAM LES ROIS DU MONDE.

MessageSujet: Re: "Tu ne vois pas que tu arrives au mauvais moment ?" [Eliam/Eleanor]   Lun 23 Sep - 18:55

► that's never the wrong time when i'm with you
Lorsqu’il y a des soirées étudiantes, s’il y a bien une chose qui est sûre, c’est que je suis toujours présent. Ce genre de fête ne se loupe pour rien au monde – de mon point de vue, du moins. Par ailleurs, il faut dire qu’il n’y a vraiment rien qui m’en empêche. Depuis que j’ai quitté mon chez-moi pour venir m’installer ici, je suis pratiquement toujours tout seul à l’appart – quand je ne vais pas squatter chez Donia ou je-ne-sais-pas-trop-où ailleurs. Et quand bien même, je crois que j’ai un certain pouvoir d’hypnotisation ou un truc dans le genre qui me permet de convaincre n’importe qui de m’accompagner. Ceci étant, rares sont les étudiants qui ne font pas acte de présences lors de ces soirées. Bref, ce soir n’avait pas fait exception, à cela près que j’y avais été seul. De toute façon, je finissais toujours par tomber sur quelqu’un de connaissance là-bas, et même lorsque ce n’est pas le cas, je n’ai jamais eu vraiment de mal à faire de nouvelles rencontres. Après tout, c’était aussi le but. Lorsque que j’étais arrivé ce soir, la fête battait déjà son plein. Moi qui avais pourtant l’habitude d’arriver dans les premiers, j’avais été surpris de constater que l’ambiance était déjà à son comble. L’effet de rentrée, sans doute. Quoi de mieux que de compenser le retour des cours avec une bonne et grosse fête étudiante ? Par ailleurs, à cette époque de l’année, la moitié de ces derniers n’ont pas encore abandonné la fac, ce qui devrait arriver pourtant dans les mois à venir comme toujours. Tandis que je parcourais la salle du regard une première fois, ce dernier s’attarda sur une blondinette qui semblait déjà avoir descendu quelques verres malgré le fait que la soirée commençait à peine. Elle n’avait sans doute pas l’habitude de boire autant. D’ailleurs, c’était un fait. Elle n’avait pas l’habitude de boire autant. Et si je me permettais d’affirmer cela, c’était parce que je ne connaissais cette fille que trop bien. J’aurais pu détourner le regard, porter mon attention ailleurs et poursuivre la soirée comme j’avais prévu de le faire, mais étrangement, j’en étais incapable. Sans même m’en apercevoir, je m’étais légèrement écarté de façon à avoir une vue d’ensemble et à ne gêner personne là où j’étais. Eleanor était comme je ne l’avais jamais vus : heureuse, libérée, et encore plus belle de par ce sourire qui illuminait son visage. Si seulement celui-ci n’avait pas été généré par un trop plein d’alcool, j’aurais sûrement été capable de tout lui pardonner. Rien que pour son sourire. Mais ce soir je n’en étais pas arrivé là. Je m’étais contenté de l’observer à distance, partagé entre la peur, la gêne, l’incompréhension… et cette question qui trottait dans ma tête : dois-je réellement intervenir ? Selon moi, je devais vraiment établir une distance entre elle et moi, parce que j’avais déjà assez souffert de cette situation. Pourtant, lorsque je la vis se déhancher à quelques centimètres d’un type qui n’avait l’air de vouloir qu’une seule chose, je remis tout en question malgré moi. Alors que je voyais ses mains baladeuse caresser le bassin d’Eleanor, je ne pus m’empêcher de penser que je ne pouvais pas la laisser comme ça, pour la simple et bonne raison que la jeune femme n’était pas dans son état normal. Nos problèmes personnels n’avaient rien à voir là-dedans. Aussi, je me serais senti cruellement coupable si je l’avais laissée dans cet état, aux mains de ce parfait inconnu qui aurait été bien content d’ailleurs. Sans trop savoir comment ni pourquoi, je m’étais retrouvé là, à côté d’eux, comme si j’avais écarté tous les gens qui étaient sur mon passage par ma seule volonté. Et allez savoir pourquoi, de la volonté, j’en avais. Comme si de rien n’était, je posai fermement l’une d mes mains sur l’épaule du jeune homme en question. Mec, laisse-là tranquille maintenant, tu vois pas qu’elle a trop bu ? Le temps de quelques secondes, il me fixa du regard, réfléchissant probablement à la raison pour laquelle j’étais là, à l’empêcher de danser avec qui il voulait. Ouais et alors ? C’est pas tes oignons. Et puis d’abord, t’es qui ? Son petit-ami alors décale à gauche, lâchai-je tout d’abord le plus calmement du monde comme si c’était toujours la réalité. C’est dommage parce que j… CASSES-TOI DE LA PUTAIN AVANT QUE J’TE BUTE ! A en juger par l’expression que j’avais pu lire sur le visage d’Eleanor, cette dernière avait du mal à comprendre la situation, et dans son état, c’était bien normal. Le type, c’était à peu près pareil pour lui, ce pourquoi il ne chercha pas d’autres explications et se contenta de s’éloigner en marmonnant des injures dont je me fichais complètement. Lorsqu’il fut assez loin pour être hors de mon champ de vision, je me retournai vers la blondinette que je saisis par le bras, doucement mais fermement. Je peux savoir à quoi tu joues ? Tu es complètement saoule El’ !


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MessageSujet: Re: "Tu ne vois pas que tu arrives au mauvais moment ?" [Eliam/Eleanor]   Lun 23 Sep - 22:26






Il n’y avait pas des milliers de mots pour expliquer le fait qu’elle passait plus qu’un bon moment. Elle ne s’était jamais amusée autant, en faite, elle n’était pas du genre à participer à ce genre de soirée. Pour celles qu’elle avait eu l’occasion de faire, elle avait toujours été accompagnée d’au moins un ami ou une amie.  C’était surement pour cette raison qu’elle était maintenant plus qu’alcoolisé. En temps normal, elle n’aurait jamais autant bu et ses proches ne l’auraient jamais laissé aux bras d’inconnus.
Son subconscient lui proposait d’arrêter et de rentrer chez elle en taxi, mais, pour une raison X, elle n’avait pas envie de partir. Pour une fois, elle n’était pas la petite Eleanor bien éduquée, qu’on savait fiancée et qui ne faisait aucune erreur. A cette heure précise, elle était une jeune fille qui profitait du moment présent et qui se déhanchait au son de la musique et des mouvements de son partenaire.

Seulement, elle se rendit compte que l’alcool n’était pas encore assez présent dans ses veines lorsque son regard vitreux par la boisson vit au loin Eliam. Eleanor sentit un nombre incalculable d’émotion la tourmentait en moins de quelques secondes. L’envie de pleurer, de se mettre en colère, d’hurler mais aussi de sourire et de s’excuser car, malgré tout et sans que ce soit sa faute, elle l’avait blessé et elle s’en voulait toujours. Mais elle ne fit rien ! Une autre boisson inconnue arriva dans sa main libre et elle décida de la finir d’une traite.
Et il faut dire que cette technique marcha à merveille, elle en avait même oublié Eliam et continuait à se déhancher, fermant les yeux. Finalement, si c’était aussi facile d’oublier ses problèmes, elle devait boire plus souvent.

Ouais et alors ? C’est pas tes oignons. Et puis d’abord, t’es qui ?  Pourquoi c’était-il arrêté de danser ? Et pourquoi avait-il haussé la voix ? Eleanor finit par ouvrir difficilement les yeux, très difficilement, et put croiser le regard océan de Liam. Combien de fois c’était-elle noyée dans ses yeux ? Elle aurait été capable de tout pour lui … Sauf d’aller à l’encontre des ordres de son père apparemment. Mais une question lui traversa l’esprit : Pourquoi était-il venu jusqu’à elle ? Et en plus, il osait dire qu’il était son petit ami ? Elle ne se rendit même pas compte que la situation aurait pu dégénérer par sa faute, surtout quand le jeune brun se mit à lui hurler dessus, le menaçant de le taper. L’inconnu finit par baisser les bras et prit la direction opposée, la laissant seule avec son ex. Elle finit par sentir une pression sur son bras, ce qui la fit sursauter, avant d’avoir la pression. Etaient-ils entrain de bouger ou l’alcool lui jouait un mauvais tour ? Je peux savoir à quoi tu joues ? Tu es complètement saoule El’ !  Elle n’osait pas le regarder, elle était partagée entre la honte et la peur, elle avait aussi peur de fondre en larmes si elle trouvait de la pitié dans ses yeux « Qu’est-ce que ça peut te faire ? Tu … Tu es partis de toute façon » Okay, maintenant sa bouche se mettait à parler sans demander la permission à son cerveau. Ou peut être que ce dernier était HS ? Elle s’en voulait, elle ne voulait pas lui faire encore du mal mais elle avait soufferts elle aussi. Elle s’était imaginée qu’il allait l’enlever et qu’ils allaient avoir une vie ensemble, loin de tout ça. Mais il avait paniqué, à leur âge, c’était plus que normal, et avait décidé de mettre fin à leur relation. « J’ai … Je me sens pas bien » Puis, ne pouvant plus s’en empêcher, elle se permit de lever les yeux vers lui. Il n’avait pas changé, il avait peut être légèrement murit, malheureusement ses yeux pleins de malices étaient emplis de colère à ce moment précis, ses lèvres, toujours souriantes, étaient crispés et elle aurait pu mettre sa main à couper que l’une des veines de ses tempes allait finir par exploser sous la colère.
Alors cette fois-ci, c’est elle qui prit la fuite ! Elle se dégagea de l’emprise de l’homme qu’elle avait aimé et se dirigea aussi rapidement que possible vers les toilettes. Il faut dire que ce fut plus périlleux que ce qu’elle aurait cru. Elle trébuchait, elle avait l’impression que le monde s’accélérait autour d’elle.
Lorsqu’elle finit par atteindre les toilettes, elle n’eut même pas la force de verrouiller la porte derrière elle, préférant s’effondrer contre un mur, finissant la tête dans les jambes. Elle devait vraiment être ridicule à ce moment précis surtout qu’elle se mettait à sangloter maintenant. Lorsqu’elle finit par entendre la porte s’ouvrir et ce parfum, qu’elle connaissait tant, embaumait la pièce, elle se mit à pleurer de plus belle, essayant de communiquer avec le monde extérieur « Je suis désolée, je suis tellement désolée si tu savais »
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feat : god of sexiness, loueh the tommo tomlinson. tu peux pas teeeest.
Pseudo : anaëlle.
Souriez, dites cheese :
Âge : moyen. ouais, je viens du moyen-âge moi. même que je mène une double vie de moine chauve qui travaille pour l’industrie du chaussée aux moines becoz j'adore le fromage.
Famille : alannah, mon petit bb de soeur.
Statut : de la liberté.
Bff : dony, la plus jolie (c'est bien parce que je suis gentil becoz en vrai elle est grosse, grasse, moche et chiante mais bon, je l'aime).
Jukebox : 5 seconds of summer, wrapped around your finger (la plus belle chanson du monde okok) + pixie lott, nasty.
Points chance : 32
These little things : « UNE PETITE SOEUR, MÊME SI T'ES A DES MILLIERS DE KILOMÈTRES, ELLE EST TOUJOURS DANS TA POCHE D'AMOUR ÉTERNEL. » THE APPLE OF MY EYE.
« LA MIFA RICHARDS C'EST L'AMOUR LA VIE L'UNIVERS ET L'AU-DELA T'INQUIETES PAUPIETTE JOLEZEM. » LUAN + DONIA.
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MessageSujet: Re: "Tu ne vois pas que tu arrives au mauvais moment ?" [Eliam/Eleanor]   Mer 9 Oct - 21:43

i only know that it's never the wrong time when i'm with you. (eleanor et eliam)
Je mentirais si je disais que je n’avais pas été surpris de tomber sur Eleanor dans cet état à cette soirée. Pour avoir toujours été présent à ce genre de fêtes, je pouvais affirmer que soit elle savait se gérer et passer du bon temps avec ses copines sans tomber dans l’excès dans lequel a plupart des autres tombaient en général, soit elle ne venait tout simplement pas. Cette fois, pour le coup, elle avait su m’étonner, mais je n’étais pas certain que ce soit une bonne chose. Je ne sais pas si c’était dû à l’inquiétude ou autre chose, mais pour la première fois de ma vie, je ne pris pas part à la fête, préférant me tenir à l’écart afin d’observer Eleanor. A vrai dire, je ne savais pas vraiment pourquoi je faisais ça. Je n’avais plus à la surveiller ni même à prendre soin d’elle. D’ailleurs, j’aurais même pu la laisser dans cet état. Mais étrangement, je savais que j’allais regretter si je le faisais. D’autant que la jeune fille ne semblait pas vraiment agir de son plein gré, mais se laissait surtout embarquer par le type qui lui tenait compagnie et qui, à en juger par son regard, n’avait qu’une seule chose derrière la tête. Aussi, je ne sais trop comment ni pourquoi, je me retrouvai bien rapidement à quelques centimètres du couple, priant le jeune homme de laisser Eleanor tranquille. Cette dernière était totalement changée par l’alcool et ne se rendait probablement même plus compte de ce qu’elle faisait. Si elle l’était, elle se serait déjà caché dans un trou de souris tant elle aurait eu honte d’elle. C’était comme ça avec elle ; elle regrettait le moindre faux pas, comme si elle n’avait jamais eu le droit à l’erreur. Comme si son seul droit était d’être parfaite. Toujours. Mais c’était une chose qui paraissait tellement simple pour elle. Aussi loin que je m’en souvenais, elle avait toujours été parfaite – du moins, je l’avais toujours trouvée parfaite. Inutile de préciser que j’étais incapable de comprendre pour quelle(s) raison(s) elle s’était mise dans cet état ce soir, et, bien que j’aie l’habitude de voir des gens bourrés tous les soirs, je détestais particulièrement qu’aujourd’hui, ce soit Eleanor. Cependant, contrairement à moi, le jeune homme ne semblait pas tant se préoccuper de l’état critique de la blondinette, et il en était même plutôt content à vrai dire. Je m’attendais donc à ce qu’il ne soit pas franchement coopératif. Le pire dans tout ça, c’était que ses arguments tenaient la route : je n’étais personne pour m’occuper d’Eleanor comme je le faisais. Et sur un coup de tête, plutôt de repartir sans rien faire, je prétextai alors être son petit ami. Après tout, ce n’était pas un si gros mensonge puisque c’était le cas il n’y a pas encore si longtemps – quoi que j’avais la désagréable impression que cela faisait une éternité… Par chance, le jeune homme se décida enfin à partir. De toute façon, je crois qu’il n’avait pas les idées assez claires pour comprendre la situation, et apparemment, s’en était de même pour Eleanor qui poussait de grands yeux ronds. Pendant une fraction de seconde, j’hésitai à partir, lui appeler un taxi et la laisser rentrer chez elle. Mais quelque chose me poussait à rester. Non seulement je voulais savoir ce qui avait bien pu lui passer par la tête, mais je voulais également qu’elle comprenne que ce genre de comportement ne changerait rien à ses problèmes. C’était tellement loin de ce qu’elle était que je me surpris à penser qu’elle n’avait peut-être jamais été totalement elle-même avec moi. Peut-être bien que toute cette histoire de mariage arrangé l’avait poussée à jouer un double-jeu. Mais aussi sobre que j’étais, je me refusais à penser ça. Je ne voulais gâcher pour rien au monde l’image que j’avais gardé de cette jeune fille, une image composée de milliers de souvenirs plus parfaits les uns que les autres. J’étais pourtant bien loin d’être un grand romantique – d’ailleurs, je devais même être le mec le moins romantique de cette planète – mais Eleanor avait su changer ça… avant de me faire redevenir ce crétin sans cœur. Ceci étant, je pourrais au moins dire que j’avais été amoureux au moins une fois dans ma vie, même s’il s’agissait de la première et probablement de la dernière fois. Visiblement, c’était l’une des raisons pour laquelle la blondinette ne comprenait pas mon inquiétude. Qu’est-ce que ça peut te faire ? Tu … Tu es partis de toute façon. Un brin agacé je laissai mon regard glisser vers la foule puis lâchai un soupir avant de porter de nouveau mon attention vers la jeune fille. El’, ça n’a rien à voir et tu le sais très bien, rétorquai-je. Si la situation n’avait pas été si compliqué, je n’aurais sûrement pas pris la décision de la quitter, chose qui avait été tout aussi difficile pour moi. A cette pensée, je sentis une boule se former dans ma gorge et du déglutir péniblement. Ecoutes, je… J’ai … Je me sens pas bien… m’interrompis Eleanor qui était effectivement plus pâle que d’habitude. Ses yeux bruns semblaient s’être voilés. Quelques mèches de cheveux étaient aléatoirement venues se coller sur son front. Instinctivement, je passai un bras derrière son épaule afin de la soutenir et me surpris à sourire légèrement malgré la situation qui n’était pas des meilleurs : étrangement, même comme ça je la trouvais toujours aussi jolie. Je m’apprêtais à lui proposer simplement de la ramener chez elle, mais je n’en eus pas le temps. Avant que je n’ai le temps de la retenir, la demoiselle avait disparue dans la foule. J’aurais préféré écourter cette soirée embarrassante au maximum, mais malheureusement, ce n’était pas aussi simple. N’écoutant que ma bonne volonté, je me décidai à la suivre. D’ailleurs, je me fichais pas mal de débarquer dans les toilettes féminines, j’avais autre chose à réfléchir pour le moment. Une fois dans la pièce, je n’eus pas de mal à repérer la présence d’Eleanor dans l’une des cabines restées ouvertes puisque je crus distinguer quelques sanglots, et les siens, je les aurais reconnus entre mille. Dans un premier temps, je n’osais par la rejoindre, préférant attendre qu’elle se calme et qu’elle reprenne l’esprit. A vrai dire, je crois qu’en plus de l’effet de l’alcool, elle avait été chamboulée par mon intervention. Je devais avouer que je n’avais pas fait dans la dentelle, mais ma spontanéité ainsi que mon impulsivité avaient le don de me jouer des tours, et elle le savait bien. Cette fois-ci, je ne la pressai donc pas et patientait à l’extérieur, silencieux. Je suis désolée, je suis tellement désolée si tu savais, l’entendis-je enfin bafouiller de sa cabine de toilette. Je ne supportais pas d’entendre sa voix aussi tremblante. Je ne supportais pas de l’entendre s’excuser à moi alors qu’elle avait toujours été parfaite. Je ne supportais pas de la sentir mal à cause de moi. Si je n’avais pas interrompu sa soirée, elle n’aurait certainement pas eu cette soudaine prise de conscience qui l’avait subitement rongée. Ses mots étaient encore aussi fragiles qu’elle, et chacun de ceux-ci étaient comme un coup de poignard. Contre toute attendre, je regrettais. Je restai silencieux encore quelques secondes puis pris une grande inspiration. Arrêtes, tu n’as pas à être désolée, commençai-je avant de marquer une courte pause. Tu n’as aucun compte à me rendre mais… c’est seulement que… Je cherchais mes mots, j’avais peur de la rendre encore plus mal, d’autant que je n’étais pas vraiment doué lorsqu’il s’agissait de m’exprimer sincèrement. Je t’ai vue dans cet état, et… je suis inquiet, terminai-je enfin en espérant qu’elle ne se sente pas davantage coupable pour ça. Ecoutes El’, sors de là maintenant et passe-toi de l’eau fraîche sur le visage. Ensuite, je te ramène chez moi. Finalement, je ne lui laissais pas réellement le choix. Dans cet état, il était hors de question que je la dépose chez ses parents ; je les connaissais assez bien pour savoir que ce serait une erreur et qu’Eleanor allait en pâtir. Elle pouvait tout à fait retourner à son dortoir mais je préférais m’assurer personnellement que tout irait bien pour elle jusqu’à demain matin. Par ailleurs, j’espérais que nous aurions l’occasion de discuter un peu plus calmement des raisons pour lesquelles, ce soir, elle avait décidé de balayer tous ses principes d’un revers de main. Alors que seul le silence me répondit, je me dirigeai vers la cabine dans laquelle se trouvait la jeune femme et poussai doucement la porte. Recroquevillée sur elle-même, elle ne semblait pas décidée à sortir d’ici. Je n’ai pas l’intention de te juger, si c’est ça qui te fait peur. On a tous droit à l’erreur… même toi. Sans rien ajouter de plus, je tendis la main vers elle, espérant qu’elle allait simplement accepter de m’écouter et de me suivre.


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MessageSujet: Re: "Tu ne vois pas que tu arrives au mauvais moment ?" [Eliam/Eleanor]   Sam 2 Nov - 20:02






Pour la jeune femme, Eliam était le garçon que toutes les filles aimeraient avoir à leur côté. Il avait toujours été patient avec elle, acceptant ses parents malgré le fait qu’ils ne l’avaient jamais aimé malgré l’amour que lui porté leur fille. Il l’avait toujours aimé pour ce qu’elle était à l’intérieur, et elle avait toujours été vrai avec lui, ne se sentant pas obligée de jouer un rôle comme avec tous les autres. Eliam avait toujours été protecteur envers elle … En quelques mots, elle avait eu l’impression d’avoir trouvé son âme sœur et jamais elle ne s’était imaginé que leur relation prendrait fin aussi brutalement et encore moins qu’elle allait se retrouvait complètement soûle dans ses bras.
Malgré le fait qu’elle avait du mal à additionner deux et deux à cause des verres qu’elle avait ingurgité précédemment, elle essayait toujours de comprendre pourquoi il venait lui apporte son aide alors qu’il n’y était plus obligé. Pourtant, il s’obstinait à s’occuper d’elle, à prendre soin d’elle. Et c’est peut être l’une des raisons pour laquelle la jeune femme se sentit trembler lorsqu’il passa un bras derrière son épaule pour la soutenir. Son cœur rata un mouvement et sa tête se mit à tourner bien trop rapidement, ce qui la poussa à le fuir pour aller se réfugier et pleurer.
A présent, elle l’entendait attendre de l’autre côté de la cabine alors qu’elle se morfondait sur son sort, tout en s’excusant. S’excuser de quoi ? De ne pas l’avoir retenu, de l’avoir abandonné, d’avoir choisi son père au lieu de son amour ? A vrai dire, elle ne savait plus vraiment pourquoi elle devait s’excuser mais elle savait seulement qu’elle devait le faire.
Une fois de plus, les remords refirent surface lorsqu’elle l’entendit lui dire qu’elle n’avait à s’excuser en rien, qu’il s’était fait du souci pour elle et qu’il voulait s’occuper d’elle, la ramener chez lui. Pourquoi était-il aussi gentil ? Ne devrait-il pas la détester pour le mal qu’elle lui avait fais ? Puis retourner chez lui … Elle n’y avait pas mis les pieds depuis le jour où elle y était retournée pour prendre les dernières affaires qu’elle avait laissé. Cet acte lui avait brisé le cœur et elle n’avait pas osé le regarder.  Elle était entrée dans l’appartement sans un mot, avait évité son regard avant de partir comme une voleuse.  Je n’ai pas l’intention de te juger, si c’est ça qui te fait peur. On a tous droit à l’erreur… même toi. Il lui tendait à présent une main bienveillante, qu’elle regarda sans broncher, tentant de faire cesser ses larmes. Le problème était là. Il lui disait qu'elle avait le droit à l'erreur, comme toute personne normalement constituée, sauf qu'elle était habituée à être parfaite, à suivre le droit chemin. Après quelques secondes d’hésitation, elle finit par la prendre et tenta de se lever, ce qui fut plus difficile que prévue. Sa tête se mettait à nouveau à tourner alors qu’elle tentait de tenir debout, se cramponnant à son tee-shirt. Lorsqu’elle croisa son regard, tous les sentiments qu’elle avait enfoui au fond d’elle ressortir aussitôt. Elle n’avait jamais cessé de l’aimer et la proximité entre eux n’arrangea rien au problème. « Tu sais … Tu sais que je n’ai jamais cessé de t’aimer ? » Elle avait parlé sans réfléchir et elle regrettait déjà ses paroles. Pourtant ce n’était que vérité et c’était l’alcool qui l’aidait à vider ce qu’elle avait sur le cœur. Eleanor pouvait sentir le souffle chaud du jeune homme contre son visage et seulement quelques centimètres la séparaient de ses lèvres qui avaient été à elle dans le passé. Mais elle ne pouvait se résoudre à écouter ses sentiments et à lui faire plus de mal qu’elle n’avait pu déjà lui faire par le passer. La jeune femme décida donc de se séparer de lui et de se rapprocher, le mieux qu’elle pouvait, du lavabo où elle fit couler de l’eau et tenta de s’asperger avec. Ce fut, à ce moment là, qu’elle sentit les mains d’Eliam sur ses hanches, tentant de la maintenir debout. Il est vrai qu’elle avait énormément de mal à rester droite et n’allait pas tarder à s’écrouler au sol si elle ne recevait pas une aide extérieur. « Pourquoi tu continues à m’aider ? Pourquoi tu ne me détestes pas ? » Elle se laissa tomber contre son torse, complètement exténuée, n’ayant presque plus de force pour mettre un pied devant l’autre « On rentre à la maison ? » Elle était ridicule de dire ça de cette façon mais il est vrai que l’appartement d’Eliam avait été le seule endroit où elle s’était réellement sentit chez elle. Elle avait tellement de bons souvenirs avec lui mais aussi avec les colocataires de ce dernier, qu’elle ne pouvait s’empêcher de sourire à cette pensée. Puis ses idées redevinrent claires alors qu’elle se sentait avancer vers la sortie et elle le stoppa aussi vite, se tournant pour lui faire face, posant ses deux mains sur son torse. « On peut pas aller chez toi … On va me regarder de travers … On va dire que je profite de toi Eliam » Elle redevenait la Eleanor que tout le monde connaissait. Elle se souciait à nouveau du regard des autres.
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Bff : dony, la plus jolie (c'est bien parce que je suis gentil becoz en vrai elle est grosse, grasse, moche et chiante mais bon, je l'aime).
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MessageSujet: Re: "Tu ne vois pas que tu arrives au mauvais moment ?" [Eliam/Eleanor]   Sam 9 Nov - 0:55

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Je n’étais pas du genre à laisser un ami se débrouiller seul lorsqu’il était dans la merde, alors pourquoi l’aurais-je fait avec Eleanor ? Au contraire, s’il y avait bien une personne au monde que j’avais toujours protégé, c’était bien elle. Or je n’en avais plus vraiment l’obligation maintenant. Je m’étais même auto-conseillé de ne plus y porter autant d’attention, en quelque sorte. Je n’étais pas le genre de mec à souffrir pour une rupture amoureuse, alors je m’étais promis que ce serait la première et la dernière fois. Mais pour ça, mieux valait que je ne passe pas mon temps à ressasser les vieux démons en passant mon temps avec Eleanor. J’avais plus ou moins réussi jusqu’à maintenant, mais en la découvrant dans cet état ce soir, je ressentais le besoin de l’aider. Quel genre de mec aurais-je été si je ne l’avais pas fait ? D’autant que la jeune fille avait tout sauf l’habitude de se retrouver dans cette situation, et je ne voulais pas la savoir en danger d’une quelconque manière. Or le type qui se collait à elle depuis le début de la soirée ne semblait pas empli de bonnes intentions, bien au contraire. Toutefois, j’avais beau avoir l’impression de faire quelque chose de bien et d’important ne serait-ce que pour moi, je sentis rapidement comme un malaise. J’ignorais cependant si ce malaise venait de moi ou d’Eleanor. La jeune fille semblait troublée à tel point que je me demandais si elle n’avait jamais souhaité que je l’aide. Peut-être bien  qu’elle s’était mise dans cet état d’elle-même. Peut-être bien qu’elle ne voulait plus être la Eleanor que j’avais toujours connue. Et peut-être bien qu’elle ne voulait plus avoir à faire à moi. Mais maintenant que j’étais là, je préférais laisser mes interrogations de côté, car ils ne valaient certainement pas l’intérêt que j’avais toujours porté à Eleanor, que nous soyons ensemble ou non. Je devais avouer que j’étais littéralement pommé, dans tous les sens du terme, mais pour autant, je n’oubliais pas ce pourquoi j’étais là. Si j’avais commencé, il était hors de question que je l’abandonne en cours de route simplement parce qu’elle me l’avait implicitement demandé en fuyant. Aussi, c’est sans vraiment réfléchir que je la suivis jusqu’aux toilettes, essayant ensuite de la réconforter comme je le pouvais. Je n’avais jamais vraiment été très habile avec les mots et n’avais jamais été non plus le genre de mec à trouver les bonnes phrases… néanmoins je doutais que ma seule présence ne rassure la jeune femme, et la preuve en était qu’elle avait préféré s’enfermer. Je crois que j’étais idiot. Pourquoi est-ce que je m’acharnais ainsi pour aider quelqu’un qui n’avait visiblement aucune envie de m’adresser la parole. L’espace d’une fraction de seconde, je me surpris à penser que peut-être bien que c’était moi la cause de son état. La conclusion s’imposait d’elle-même dans ce cas-là : ma place n’était pas ici. Pourtant, je ne pouvais me résigner à tourner les talons. Bien que la porte de la cabine nous sépare, je pouvais l’entendre sangloter, chose que je ne supportais décidemment pas. Alors non, peut-être que je n’étais pas la bonne personne pour lui apporter mon aide – et accessoirement pas celle qu’elle aurait souhaitée, mais j’allais rester là jusqu’à ce qu’elle accepte de ma suivre. Qu’importe si je devais y passer la nuit. D’un coup de main décidé, je poussai la porte et tendis mon autre main vers elle afin de l’inciter à se relever. Je soupirai presque de soulagement lorsque je la vis rassembler ses forces pour se mettre debout, mais il s’avérait que ce fut plus difficile que prévu, la jeune femme étant encore clairement sous l’effet de l’alcool qu’elle avait ingurgité tout au long de la soirée. Alors qu’elle s’agrippait tant bien que mal à mon t-shirt, je l’entendit murmurer quelque chose qui me laissa muet pour les quelques secondes suivantes. Tu sais … Tu sais que je n’ai jamais cessé de t’aimer ? Non, je ne savais pas. Je n’en savais rien et pour être honnête, je ne voulais pas savoir. Que cherchait-elle au juste ? Elle m’avait déjà assez fait souffert comme ça, elle n’avait nullement besoin de remuer le couteau dans la plaie selon moi. Je relevai la tête et portai mon regard ailleurs presque automatiquement, comme pour lui faire comprendre que je n’avais aucune envie d’embarquer sur ce sujet. Ce que je sais surtout c’est que tu es sous l’emprise de l’alcool et que tu ne te rends pas compte de ce que tu dis, répondis-je enfin après quelques minutes. Je ne voulais pas lui paraître trop distant, mais j’étais clairement réticent à ce genre de conversation, et davantage ce soir alors qu’Eleanor n’avait pas les idées claires. Tiens-toi à moi, on y va, ajoutai-je pour détourner la conversation – sans grande subtilité, je devais bien l’admettre. Mais la blondinette n’en faisait qu’à sa tête, ou peut-être bien qu’elle n’avait pas prêté attention à mes propos, et s’était dirigée péniblement vers le lavabo, non sans tanguer. C’est à l’instant même où je posai mes mains sur ses hanches que je regrettais mon geste. Bien sûr, il s’agissait uniquement de bienveillance, mais il ne m’en fallut pas plus pour être mal à l’aise.  Désolé, m’excusai-je bêtement en remontant mes mains un peu plus haut afin de pouvoir tout de même la soutenir. Si je ne m’étais pas tu à temps, je me serais sûrement justifié en disant que c’était par habitude, mais cela faisait quelques temps maintenant que je devais l’avoir perdue. L’habitude, et Eleanor avec. Pourquoi tu continues à m’aider ? Pourquoi tu ne me détestes pas ? me surprit-elle à me demander. Je sais pas, avouai-je sincèrement. Et c’était la triste vérité. Je n’avais aucune raison concrète pour aller jusqu’à la détester, mais j’en avais encore moins d’être à ses côtés à cet instant précis. J’avais appris à l’oublier, mon but n’était pas de replonger dans ces souvenirs.  Mais peu importe de toute façon. On rentre à la maison ? Le fait qu’elle qualifie encore mon appartement de « maison » me fit quelque chose, et j’eus comme le ventre noué. A quoi bon la contredire ? D’ailleurs, je n’avais aucune raison de le faire. Je voulais simplement qu’elle comprenne que oui, j’allais la ramener chez moi, et si cela impliquait de lui dire qu’on rentrait à la maison, alors oui, on rentrait à la maison.  Oui, me contentai-je de répondre d’une voix à peine perceptible.  Dans le silence le plus complet, je l’accompagnais jusqu’à la sortie des toilettes, mais au moment de franchir la porte, Eleanor se stoppa net. On peut pas aller chez toi … On va me regarder de travers … On va dire que je profite de toi Eliam… J’en ai rien à foutre de ce que les gens pourront bien penser El ! m’exclamai-je immédiatement sans même réfléchir à ms propos. T’as des problèmes, je t’aide. Point. L’histoire s’arrête là. Je m’en balance de leur putain d’opinion à tous ces gens ! J’avais tellement haussé le ton que quelques personnes qui se trouvaient près de l’entrée des toilettes se retournèrent vers moi. Mais peu m’importait. Et peu m’importait aussi que mes propos soient rudes, ou autre. Dans l’état où était Eleanor, elle avait bien besoin de ça pour réaliser que de toute façon, je ne la lâcherais pas ce soir. Alors maintenant tu t’accroches à moi et tu me suis, insistai-je en reprenant la marche. Avec difficulté, je traversais la boîte mais réussis tout de même à me frayer un chemin jusqu’à la sortie. Une fois dehors, je marquai une courte pose afin de m’assurer que Eleanor était encore capable de parcourir quelques mètres pour atteindre ma voiture. Est-ce que ça va ?, la questionnai-je après lui avoir laissé quelques secondes de répit pour qu’elle respire un peu d’air frais. Ma voiture n’est plus très loin. Respire un bon coup, et on y va, terminai-je. C’était la dernière ligne droite. Dans moins d’une demie-heure, nous serions enfin chez moi et la jeune femme pourrait se reposer pour la nuit, espérant qu’elle serait en meilleur état demain.


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MessageSujet: Re: "Tu ne vois pas que tu arrives au mauvais moment ?" [Eliam/Eleanor]   Jeu 21 Nov - 14:00






Eleanor n’était pas réellement dans son état normal et le fait était que même si elle se devait de se sentir coupable de ses actes et de ses paroles, elle n’y arrivait pas. Du moins, pour le moment car il était certain que le lendemain allait etre plus que difficile pour la jeune fille, pas besoin d’être devin pour s’en douter.
Malheureusement, elle n’arrivait pas à s’empêcher d’enfoncer le couteau dans la plaie. En premier lieu, elle avait décidé de se ridiculiser ‘grâce a l’alcool’ alors que cela ne lui était jamais arrivée auparavant, par la suite elle avait empêché son ex petit ami de profiter de sa soirée en venant à sa rescousse et maintenant elle lui faisait encore du mal en lui avouant qu’elle avait toujours des sentiments pour lui. En temps normal, elle n’aurait jamais réagis de cette façon et elle aurait garde ce qu’elle avait sur le cœur pour elle. Mais il faut dire que ces paroles étaient encrées en elle depuis tellement de temps que lâcher cette bombe lui faisait tellement de bien. Elle avait l’impression d’avoir un poids en moins sur le cœur, qu’elle en était enfin libérée… Sauf que pour ça, elle devait faire du mal à Eliam.
Elle avait du mal à savoir si c’était les méfaits de l’alcool ou non, mais elle ressentait a présent beaucoup trop de sentiments ce qui lui retourna l’estomac. La culpabilité était présente mais très lointaine car encrassée par les sentiments qu’elle ressentait pour lui, elle avait aussi l’envie de pleurer mais pas moins de s’énerver contre elle-même. Et le fait d’être à nouveau aussi proche de lui n’arrangeait rien à la situation. Pourquoi devait-il être aussi protecteur envers elle ? Lui-même l’ignorer d’après les paroles qu’elle avait pu entendre sortir de sa bouche alors que des tambours incessants ne cessaient de jouer dans sa tête. Mais il n’avait pas l’air de lui en vouloir de ses actes, du moins pour le moment. Eliam tentait du mieux qu’il le pouvait de la garder debout alors qu’elle se passait de l’eau sur le visage, chose inutile vu l’état dans lequel elle s’était mise. De son côté, Eliam devait surement se forcer à croire qu’elle ne lui disait ça que sous l’effet de l’alcool alors qu’il en était autrement, elle pensait tout ce qu’elle disait.
La jolie blonde se demanda si elle n’allait pas mourir de honte le lendemain en se rendant compte de ses actes et de ses paroles alors qu’elle était chez lui. C’est ce qui la poussa à nouveau à essayer de rejeter l’idée du jeune homme de l’amener chez lui. Elle en avait envie, elle avait toujours adore y aller mais elle avait peur, il n’y avait pas d’autres mots. Mais il en allait être tout autrement pour Eliam qui refusait de la laisser dans cet etat la et qui n’eut pas honte d’hausser la voix pour lui faire comprendre. Jamais, avant aujourd’hui, le jeune homme avait osé lever la voix devant elle que ce soit lors de leur rupture ou les jours où elle lui disait qu’elle n’était pas assez bien (parole qui était surement sortit de la bouche de son père juste avant), et encore moins contre elle. Ce fut à ce moment précis qu’elle se rendit compte que son état devait vraiment être au plus bas pour qu’il ne lui laisse aucun choix d’échappatoire. Elle n’osa pas lui répondre et l’écouta et s’accrocha du mieux qu’elle le pouvait a lui et se laissa trainer vers la sortie la plus proche.
Le fait de bouger aussi rapidement, d’être bousculer et de ne pas arriver à réfléchir normalement commençait vraiment à la tourmenter, elle sentait son estomac se serrer et se sentit nauséeuse même lorsqu’elle sentit une brise fraiche sur le visage. Eliam leur fit prendre une pause dans ce qui était un grand périple pour elle, surement pour savoir si elle était encore réveillée et si elle était toujours en état d’avancer Est-ce que ça va ? Ma voiture n’est plus très loin. Respire un bon coup, et on y va Et elle fit ce qu’elle aurait du éviter, ce qu’elle se disait de ne pas faire depuis qu’ils avaient quitté les toilettes, elle leva la tête pour essayer de lire sur son visage ce qu’il ressentait. Elle mit sa main à couper que si on avait pu entendre son cœur se brisait, ce bruit aurait été assourdissant. Elle put lire de la tristesse sur son visage mais son regard se voulait aussi blessé. Elle était horrible, elle ne cessait de lui faire du mal, elle n’était pas bien pour lui, elle ne l’avait jamais été. « Laisse-moi » Cria-t-elle alors qu’ils se rapprochaient dangereusement de la voiture du jeune homme. Elle se dégagea du mieux qu’elle le put de lui et se rapprocha du mur le plus proche, tentant de tenir debout. « Va-t’en ! » Elle ne savait plus quoi faire. Elle ne savait même pas comment elle allait pouvoir rentrer chez elle mais elle ne voulait pas qu’il l’aide. Elle voulait qu’il s’en aille, elle voulait le laisser passer a autre chose et ce n’est pas en continuant a la protégée qu’il y arriverait.
Et ce qui arriva, arriva. Elle se tourna pour cacher son visage à Eliam et se mit à vomir tout ce qu’elle avait pu ingurgiter précédemment. Comment avoir encore plus honte ? Cette soirée devenait vraiment horrible, comme si elle s’était entreprise à faire tout ce qu’elle n’avait jamais fait ou qu’elle avait trouvé ridicule dans le passé. L’entendant bouger derrière elle et se rapprochait d’elle, Eleanor essaya de le repousser alors qu’elle ne cessait de recracher les verres. « S’il te plait, va-t’en ! Je ne mérite pas ton amour à l’époque et je ne mérite toujours pas ton aide ! Va … » Mais une perte d’équilibre l’empêcha de finir sa phrase et sa tête aurait surement fais une très mauvaise chute contre le sol en béton s’il ne l’avait pas retenu à temps « Va chercher quelqu’un qui te mérite » finit-elle par murmurer, sentant qu’il lui repoussait des mèches sur son visage alors qu’elle commençait à s’endormir… ou perdre connaissance.
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feat : god of sexiness, loueh the tommo tomlinson. tu peux pas teeeest.
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Âge : moyen. ouais, je viens du moyen-âge moi. même que je mène une double vie de moine chauve qui travaille pour l’industrie du chaussée aux moines becoz j'adore le fromage.
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MessageSujet: Re: "Tu ne vois pas que tu arrives au mauvais moment ?" [Eliam/Eleanor]   Sam 7 Déc - 18:23

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A bien y réfléchir, je n’étais vraiment pas la bonne personne pour venir à la rescousse d’Eleanor. Lui tenir un discours de garçon sérieux et essayer de lui faire comprendre que ce n’était pas bien de se bourrer la gueule, c’était un peu l’hôpital qui se foutait de la charité. J’avais souvent tendance à trop boire, trop fumer, et trop user de toutes sortes de substance illicites dès que j’en avais l’occasion. J’avais envie de rire de moi intérieurement, mais la situation était probablement trop critique pour que je n’y arrive. Pour peu, ça m’était presque bénéfique puisque pour une fois, c’était moi qui me retrouvais de l’autre côté de la barrière. Je me savais presque impuissant, mais pourtant, je n’avais pas pu m’empêcher d’apporter mon aide à la blondinette qui avait été mienne il n’y avait pas encore si longtemps. Chaque seconde, je changeais d’avis. Peut-être aurais-je dû faire demi-tour. Ou peut-être que j’avais bien fait. Non. Définitivement non. Certes je ressentais le besoin de lui venir en aide. J’étais un crétin mais je n’avais pas un cœur de pierre – enfin, presque pas. Et ce n’était pas parce qu’elle m’avait fait souffrir que je devais en faire de même en la laissant dans la merde. Toutefois, je n’avais jamais voulu entendre ces mots de sa bouche. Si c’était le cas il fut un temps, ça ne l’était plus. Et elle en avait déjà fait assez comme ça, de mon point de vue. Je préférais faire la sourde oreille. Je ne voulais pas savoir si ses propos étaient sincères ou s’ils avaient seulement été itérés sous l’emprise de l’alcool. Ce que je voulais, c’était qu’elle ne dise rien de tout ça. Comme pour éviter qu’elle me ne me voit faillir face à ces mots, je détournai la conversation et lui expliquai que j’allais la ramener chez moi. De toute façon, c’était tout ce que je pouvais faire. Par ailleurs, je savais que chez moi, elle y serait bien et en sécurité, et que je pourrais veiller sur elle le temps qu’il faudrait. A cette pensée, je laissai échapper un énième soupir. Pourquoi diable s’était-elle mise dans cet état ? Pourquoi était-elle capable de franchir certaines limites, et pas d’autres ? Je ne pouvais m’empêcher de penser en mon for intérieur que si pour une fois elle était capable de balayer ses principes d’un revers de main pour se bourrer la gueule, elle aurait pu le faire aussi pour cette histoire de mariage arrangé. J’étais le genre de mec à penser que quand on veut, on peut. Or, elle ne l’avait visiblement pas voulu assez à en juger par la situation actuelle. J’aurais pu en profiter pour lui avouer combien j’avais souffert de tout ça, à quel point je n’en avais plus rien à foutre de rien depuis. J’aurais pu lui dire tant de choses, si seulement elle avait été en position de m’écouter. J’aurais pu laisser la colère que je contenais en moi depuis trop longtemps s’échapper, mais je n’en fis rien. La seule raison pour laquelle j’haussai le ton fut pour qu’elle comprenne que je me fichais bien de ce que les autres penseraient en la voyant sortir de chez moi demain. Elle avait besoin d’aide. Je me devais d’être cette aide. Non pas que je regrettais quoi que ce soit. Non pas que je me sentais coupable d’avoir enfin eu la force de la quitter. Il n’était plus temps de revenir sur mes actes désormais. Je n’avais pas à me racheter, et je ne lui devais rien. La réciproque était également vraie. Je venais simplement en aide à quelqu’un qui compte beaucoup pour moi. Rien de plus, rien de moins.
L’aidant à tenir debout le temps de traverser la boîte, je ne pipai mot, réfléchissant sûrement trop aux choses passées, jusqu’à ce que nous arrivâmes à l’extérieur. Par chance, je n’étais pas garé loin, et elle serait probablement plus à l’aise assise dans la voiture, même si le voyage n’allait sûrement pas arranger ses nausées ? Il fallait ce qu’il fallait. Je marquai une légère pause afin de m’assurer qu’elle était encore capable de faire quelques mètres. Son regard croisa le mien, et je devinai que quelque chose n’allait pas. Laisse-moi ! Elle avait lâché ces mots avec une telle puissance que j’en fus étonné. Sa voix était montée dans les aigus. Elle qui n’avait presque plus aucune force avait réussi à crier, à m’ordonner de la laisser. El’, arr… Va-t’en ! surenchérit-elle sans me laisser la peine de dire quoi que ce soit. Comme pour me prouver qu’elle n’avait pas dit ça dans le vent, elle s’écarta violemment de moi pour aller s’adosser au mur le plus proche. Elle n’était toujours pas en état de luter. Pourtant, elle le fit. Bien que l’extérieur soit à peine éclairé, je pris la peine d’observer son visage. Ce soir, je ne la reconnaissais définitivement plus. Face à elle, je déglutis péniblement, me demandant si j’avais eu raison d’insister. A cet instant précis, je me demandais lequel de nous deux était le plus mal à l’aise. A quoi jouait-elle au juste ? Si seulement elle savait à quel point je prenais sur moi pour l’aider, la regarder, la toucher. Pour la raccompagner chez moi. Si seulement elle savait comme sa situation n’arrangeait rien à la mienne. Arrêtes de jouer avec moi, El. Alors quoi ? Il y a encore quelques minutes tu me suppliais presque de t’offrir mon aide, et maintenant tu me rejettes. Je n’ai pas envie de m’amuser. Et encore moins avec toi. Tu crois que c’est facile pour moi ? Hein ? Est-ce que tu crois vraiment que j’ai envie de t’aider comme j’aurais aidé n’importe qui d’autre dans cette putain de boîte ? Tu veux que je sois honnête ? Non. J’avais pas envie de t’aider. J’voulais même plus te voir. Pourtant j’ai pas pu m’empêcher. Tu vois pas que je lutte là ? S’il te plaît, joue pas à ça. Tout était dit. Enfin. J’avais réussi à être honnête. Le droit de jouer avec moi tu l’as perdu il y a longtemps, conclus-je en regardant ailleurs pour ne pas croiser son regard à nouveau. Mon but n’était pas de lui faire regretter quoi que ce soit ; elle était bien trop importante pour moi pour que je ne lui souhaite une quelconque souffrance, même psychologique. Je souhaitais simplement qu’elle comprenne dans quelle position elle me mettait à cet instant. Si tu crois que tu peux encore te permettre ça, tu te trompes. Le ton que j’avais employé avait été plus froid que je ne l’aurais pensé, par amertume, sans doute. Elle m’avait déjà assez fait souffrir pour recommencer. S’il te plaît, arrête de compliquer les choses et suis-moi. A peine avais-je achevé ma phrase que je vis la blondinette se retourner d’un coup pour régurgiter nonchalamment tous les verres qu’elle avait bus. Qui aurait été assez con pour la laisser comme ça ? Une nouvelle fois, je n’écoutai pas ma rancune, préférant la soutenir afin qu’elle ne trébuche pas en se penchant trop sans s’en rendre compte. ça va aller, murmurai-je alors que je me tenais à quelques centimètres d’elle. S’il te plait, va-t’en ! Je ne mérite pas ton amour à l’époque et je ne mérite toujours pas ton aide ! Je reculai d’un pas. J’aurais pu mettre ma main à couper que mon visage était marqué par la confusion. Je ne comprenais plus. Je ne la comprenais plus. Elle me demandait de l’aide puis me rejetais constamment. Et je détestais qu’elle fasse ça. Je n’étais pas son pantin. Putain El’, à quoi tu joues là ? Si seulement j’avais eu le cran de l’écouter et de faire demi-tour. Pourtant, j’étais comme enraciné au sol. Je ne voulais pas partir sans elle, il en était hors de question. Va chercher quelqu’un qui te mérite. Lâchant un soupir, je m’approchai d’elle à nouveau avant de reprendre la parole. Eh, j’suis pas en train de te demander en mariage, commençai-je amusé – pour la première fois de la soirée, d’ailleurs. Probablement que j’essayais d’en rire pour oublier que j’étais incapable de voir une autre fille pour le moment. Bon, tu veux mon aide, oui ou non ? Je ne vais pas rester éternellement Eleanor. Il va bien falloir que tu prennes une décision. Sans même que je m’en rende compte, ma dernière remarque était emplie de sous-entendus et de non-dits. Non, je ne serais pas éternellement là pour elle ; elle n’avait pas souhaité l’être pour moi. Furtivement, je pivotai le visage afin de jauger la distance à laquelle était ma voiture. Il ne te reste plus que quelques pas à faire. Mais si tu ne veux pas de mon aide, j’insisterais pas. C’est la dernière fois que je te le demande. Etait-elle réellement en position de répondre ? Je pouvais sentir à son contact elle faiblissait beaucoup et que son esprit semblait totalement ailleurs. N’écoutant que ma bonne volonté, j’enroulai mes bras autour d’elle avant d’avoir déposé un baiser sur son front. Je serrais mon étreinte autant que je le pouvais afin qu’elle ne faillisse pas davantage. Allez viens s’il te plaît. J’te laisserais pas là, conclus-je d’une voix plus douce que précédemment. Je n’avais plus le devoir de prendre soin d’elle depuis que nous avions rompu, mais qui étais-je pour abandonner quelqu’un dans le besoin ? Personne.



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MessageSujet: Re: "Tu ne vois pas que tu arrives au mauvais moment ?" [Eliam/Eleanor]   Mar 10 Déc - 0:07






Cette soirée, elle n’aurait jamais imaginé qu’elle prendrait une tournure comme celle-ci. Elle avait simplement eu l’idée de sortir, passer du bon temps et enfin s’amuser. Seulement, c’était une première, sortir sans être accompagnée, et elle ne connaissait définitivement pas ses limites. Il faut dire, qu’auparavant, elle ne s’était jamais autorisée autant de verres, elle n’avait jamais osé boire autant ou se dévergonder de la sorte. Mais l’idée était de ne pas être elle, de se libérer de la petite fille modèle qu’elle était. Et où cela l’avait mené ? A quémander de l’aide à la personne à qui elle avait fais le plus de mal. Et elle se le refusait. Certes, il était temps pour elle de réparer ses erreurs, de se libérer de certaines vérités, mais elle n’aurait jamais pensé le faire aussi vite, et non pas sans tous ses moyens.
Il n’y avait qu’un seul mot pour définir ce qu’elle était, ce qu’elle pensait être au moment présent : Ridicule. Elle était ridicule ! La boisson n’arrangeait rien et ne l’aidait encore moins. Elle aurait pensé oublier ses problèmes, ne plus rien ressentir, mais toutes ses pensées, ses promesses ratées, elle se les reprenait en pleine face comme un boumerang. Et l’avoir aussi proche d’elle n’arrangeait rien à la situation. Pour ne pas mentir, elle était tellement retournée par ses émotions qu’elle aurait mis sa main à couper qu’elles étaient la raison de son malaise, du fait qu’elle se sentait nauséeuse et, qu’à présent, elle régurgitait le peu qui lui restait dans l’estomac.
Elle se sentait honteuse de réagir de la sorte devant lui, surtout devant lui. Elle n’avait jamais joué un jeu avec lui, elle avait toujours été naturelle, sans se demander si elle agissait bien ou mal. Elle avait été Eleanor, simplement Eleanor. Mais même en ne jouant aucun jeu, elle était restée « parfaite » ! La petite amie attentionnée, la petite amie aimante, jusqu’au jour où elle lui apprit son mariage. Ce fut le début de la descente aux enfers pour elle. Et voilà où elle en était arrivée. Elle s’était mise plus bas que terre devant lui, devant Eliam, devant le seul être qui, pour elle, était parfait. Parce que lui ne suivait que ce que son intuition lui dictait, sans ce soucier du regard des autres. C’est surement l’une des raisons pour laquelle elle l’avait toujours mis sur un piédestal, surement parce qu’elle aurait voulu être plus comme lui. Ne pas avoir à suivre ce qu’on lui dictait de faire !
Pour cette raison, elle essayait de le repousser, de lui faire comprendre qu’il était temps pour lui de la laisser, quelque soit son état, de ne plus se soucier d’elle. A la suite de ses paroles, il était possible de croire qu’il allait enfin s’en aller. Sa rancœur avait enfin fais surface et il lui avouait ce qu’il n’avait encore jamais osé lui dire avant. Certes, cela lui faisait encore plus de mal, elle savait plus que personne qu’elle lui avait brisé le cœur, qu’elle l’avait fais souffrir. Néanmoins, elle avait besoin de ça pour comprendre, pour se prouver qu’elle était comme tout le monde et qu’elle avait fais des erreurs, peut être plus horrible que d’autres. Il aurait voulu fuir, ne pas l’aider, il pensait qu’elle jouait avec lui… Elle avait peut être réussis à le faire fuir, il allait peut être finalement partir et elle attendrait face à ce mur de se sentir mieux avant d’appeler un taxi et de rentrer chez elle.
Seulement, elle ne connaissait qu’une seule personne plus têtue qu’elle : Eliam. Il s’était reculé pour mieux se rapprocher d’elle et lui servir de béquilles de secours. Pourquoi devait-il être si attentionné avec elle ? Pourquoi ne pouvait-il pas être un de ces garçons qui l’aurait laissé se débrouiller ? Pour fallait-il qu’elle se sente tellement en sécurité dans ses bras ? Parce que le problème était là, à peine l’avait-il retouché que ses hauts le cœur s’apaisaient.
Eh, j’suis pas en train de te demander en mariage Dans d’autres situations, elle aurait peut être rigolé de ses dernières paroles, ou peut être pas venant de sa part, mais elle osa tout de même un sourire avant de régurgiter à nouveau les derniers verres qui lui restaient dans l’estomac. Il lui fit ensuite part d’un dilemme qui s’ouvrait à elle : Voulait-elle de son aide ou pas ? Son subconscient lui criait d’enfin le libérer de sa présence et le repousser, une seule et dernière fois. Elle savait que si elle refusait son offre, il finirait par partir, mais se sentait-elle capable de le faire à nouveau ? Il va bien falloir que tu prennes une décision. Prendre une décision, elle qui n’avait osé rien faire à la suite de l’annonce de son mariage ! C’est bien elle qui n’avait ni voulu terminer sa relation avec le jeune homme, ni désobéir à son père. C’était lui qui avait pris la difficile décision de tout arrêter, de rompre, alors qu’il était amoureux, elle le savait. Il n’avait jamais posé ce regard qu’il avait pour elle sur aucune autre fille. Et elle ne l’avait pas retenu, elle avait pris la décision de le laisser s’en aller. C’est l’étreinte d’Eliam qui se resserrait autour d’elle qui la fit sortir de ses pensées, de ses erreurs passées, pour la ramener dans le présent. Son baiser sur le front eut raison de son état et elle se permit une larme, une seule, à nouveau honteuse d’être aussi faible. Allez viens s’il te plaît. J’te laisserais pas là Finit-il par dire, en reprenant un ton plus doux, celui qu’il utilisait à chaque fois pour la rassurer. Elle tourna la tête, ne voulant pas croiser son regard, et finit par hocher positivement la tête, trop faible pour refuser à nouveau. Voilà ce qu’elle était, une faible fille.
A nouveau, il prit sur lui pour la guider vers la voiture. Eleanor  se sentait comme un poids sur ses épaules, et il ne fallait pas se voiler la face, c’est ce qu’elle était au moment même. Le parcours fut court, ou peut être que les minutes passaient souverainement plus rapidement,  mais la voiture fut à très courte distance et Eliam lui ouvrit la porte avant de l’installer sur le siège. Doucement, sans la brusquer surement, elle sentit la ceinture de sécurité l’enrouler et sa présence la quitter. Avant même qu’il est le temps de se dégager plus d’elle, elle le rattrapa par le bras, fuyant toujours son regard. « Eliam, j’ai … » Comme lui dire ça ? Maintenant ? Cette décision, El’ aurait du la prendre de long mois plus tôt, pour elle, pour lui, pour eux, seulement, il lui avait pris du temps pour le faire. Et une sœur … « Je refuse… Je refuse de me marier. » Aucune parole ne lui revint en retour, juste une porte qui claqua, puis une seconde, avant que le moteur, assourdissant, ne raisonne. Elle prit sur elle pour ne plus parler, il aurait surement besoin de temps pour assimiler la nouvelle. Ou peut être était-il entrain de penser à la déposer chez ses parents finalement. Elle serait à nouveau juger, puis son père lui prouverait qu’un mari était ce dont elle avait besoin et il aurait sa vengeance. C’est tout ce qu’elle méritait finalement. La jeune fille se recroquevilla sur elle-même, sentant la chaleur de l’alcool s’échapper pour ressentir le froid de la culpabilité l’envahir. « J’ai froid »
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feat : god of sexiness, loueh the tommo tomlinson. tu peux pas teeeest.
Pseudo : anaëlle.
Souriez, dites cheese :
Âge : moyen. ouais, je viens du moyen-âge moi. même que je mène une double vie de moine chauve qui travaille pour l’industrie du chaussée aux moines becoz j'adore le fromage.
Famille : alannah, mon petit bb de soeur.
Statut : de la liberté.
Bff : dony, la plus jolie (c'est bien parce que je suis gentil becoz en vrai elle est grosse, grasse, moche et chiante mais bon, je l'aime).
Jukebox : 5 seconds of summer, wrapped around your finger (la plus belle chanson du monde okok) + pixie lott, nasty.
Points chance : 32
These little things : « UNE PETITE SOEUR, MÊME SI T'ES A DES MILLIERS DE KILOMÈTRES, ELLE EST TOUJOURS DANS TA POCHE D'AMOUR ÉTERNEL. » THE APPLE OF MY EYE.
« LA MIFA RICHARDS C'EST L'AMOUR LA VIE L'UNIVERS ET L'AU-DELA T'INQUIETES PAUPIETTE JOLEZEM. » LUAN + DONIA.
« ON N'EST PAS IDIOT, ON EST JUSTE DES IMBÉCILES HEUREUX. ET UN PEU IDIOTS QUAND MÊME. » RPZ JALIAM LES ROIS DU MONDE.

MessageSujet: Re: "Tu ne vois pas que tu arrives au mauvais moment ?" [Eliam/Eleanor]   Mar 10 Déc - 11:58

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MessageSujet: Re: "Tu ne vois pas que tu arrives au mauvais moment ?" [Eliam/Eleanor]   

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"Tu ne vois pas que tu arrives au mauvais moment ?" [Eliam/Eleanor]

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