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 « I'm not afraid of death; I just don't want to be there when it happens. » Trevor & Erwan

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MessageSujet: « I'm not afraid of death; I just don't want to be there when it happens. » Trevor & Erwan   Mer 11 Déc - 16:01




Trevor & Erwan

" I'm not afraid of death; I just don't want to be there when it happens. "

Comme toutes les semaines, je m’apprêtais à faire un petit détour par le cimetière Highgate, pour rendre visite et discuter un peu avec ma mère. C’était une habitude que j’avais depuis qu’elle était morte, même si les visites s’étaient raréfiées depuis le jour de son enterrement. De tous les jours, j’étais passé à une fois par semaine parce que j’avais compris qu’il fallait que je consacre un peu plus de temps à ma propre vie, pour qu’elle soit fière de moi, et passer une heure par jour au cimetière avec elle n’allait pas m’aider à atteindre cet objectif. Pourtant, j’accordais beaucoup d’importance à chaque visite et ça me faisait un bien fou de pouvoir tout lui confier. Mes réussites, mes erreurs, mes coups de gueule. J’avais l’impression qu’il n’y avait qu’elle qui m’écoutait, à la maison ils étaient bien trop occupés à continuer à vivre leurs vies de leur côté. Non attention, je m’entendais bien avec mon père, mon frère et ma sœur mais je n’avais pas l’impression de tout pouvoir leur dire, étrangement. Alors je m’abstenais et je gardais tout ça pour jusqu’au samedi matin, moment où j’allais au cimetière, situé à quelques kilomètres de mon appartement.

Aujourd’hui, ce n’était pas différent. Je m’étais levé de bonne heure pour faire mon petit footing matinal en tenue de sport après avoir mangé et une fois rentré, j’avais pris une bonne douche et je m’étais posé dans le canapé pendant quelques minutes, silencieux, réfléchissant à tout et n’importe quoi. C’était une autre de mes habitudes depuis que j’avais perdu ma mère et j’aimais beaucoup ça, ça me permettait de faire le vide, de me calmer et de passer à l’attaque juste après. J’avais alors appelé mon père pour lui donner de mes nouvelles et surtout demander des siennes, puis j’avais agrippé ma guitare, que j’avais posée dans la housse pour finalement la hisser sur mon dos, sortant de mon appartement par la même occasion. Habillé d’une simple tenue décontractée, à savoir un jean gris foncé un peu délavé, un t-shirt noir avec quelques inscriptions dessus et des converses bleu nuit, je m’étais dirigé vers ma voiture pour poser mon instrument de prédilection dans le coffre, faisant vrombir le moteur juste après m’être installé dedans.

Après à peine cinq minutes de route, je me garai sur le parking du cimetière et pris ma veste sur la banquette arrière pour l’enfiler rapidement, évitant en parallèle de mourir de froid. Je remis ma guitare sur mon dos et me dirigeai vers la tombe de ma mère, chemin que je connaissais par cœur, maintenant. Comme à mon habitude, je m’accroupis près de la pierre tombale pour essuyer la terre qui recouvrait les inscriptions. Ici repose Katherine Young – Peterson. Je serrai la mâchoire, repensant, comme toujours, à l’accident qu’elle avait eu, puis m’assis en tailleur en face de la tombe, la guitare sur les genoux.

« Bonjour maman. » lui lançais-je d’une voix douce et peu audible.

Avant de commencer à jouer, je lui parlai de tout et de rien, riant tout seul de temps en temps en me rappelant certains souvenirs amusants. C’était une scène sûrement assez étrange à regarder, en réalité, mais je m’en fichais pas mal. Ca m’aidait et personne n’allait m’empêcher de faire ce que je voulais. Pourtant, comme d’habitude, après quelques minutes, des larmes se mirent à couler sur mes joues sans que je parvienne à les retenir. J’avais essayé maintes et maintes fois de ne pas pleurer mais j’avais rapidement abandonné en ayant enfin compris que ça ne servait absolument à rien. Juste après, je commençai à lui chanter une chanson composée par mon groupe, dont j’avais écrit les paroles. Une chanson pour elle, rien que pour elle. Une chanson douce et entrainante, simplement jouée à la guitare classique et chantée d’une voix légèrement tremblante et très douce elle aussi. Voilà qu’enfin, après toute une semaine de difficultés à sourire, j’étais enfin heureux. Il n’y avait qu’elle pour me faire ça, qui parvenait à m’arracher un sourire sincère, même si celui que j’avais envers mes autres proches l’était aussi. Juste… un peu moins.




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MessageSujet: Re: « I'm not afraid of death; I just don't want to be there when it happens. » Trevor & Erwan   Mer 11 Déc - 18:12


Jour tant redouté, l'anniversaire de la mort d'une amie qui m'était chère. Cette nuit là, impossible de dormir, les yeux rivés sur le plafond. Une musique passe en boucle dans mon Ipod : (https://www.youtube.com/watch?v=e2G8EWy-plM) Sa chanson préférée, celle qu'elle écoutait lorsque nous nous étions rencontrés. Et pleins de souvenirs apparaissent alors dans ma tête.


Les rires, les larmes, les délires. Cela me fait repenser au vide qu'elle a laissée derrière elle lorsqu'elle s'est en allée. Je ne peux cependant pas pleurer face à tout cela, car elle ne m'avait apporté que du bonheur, et non pas de la peine. Le soleil se lève enfin, je me redresse, et me regarde fixement dans le miroir de ma penderie qui se trouve juste en face de moi. J'observe longuement la personne qui se trouve à mes côtés, et je sais que ce n'est pas réel. C'est elle, qui se redresse lentement, et qui me sourit. Elle souriait tout le temps, même lorsqu'elle pleurait. Ce qui me donna un léger sourire. 


Je me suis dirigé vers la penderie afin de me vêtir d'une tenue qu'elle aimait particulièrement, vu que c'était elle qui me l'avait offert quelques années auparavant. J'enfilai mes chaussures avant de sortir de ma chambre, découvrant Thyméo qui prenait son petit déjeuner, ou plutôt son dîner, et qui me fit un sourire, ne posant aucune questions sur le pourquoi j'étais vêtu ainsi... il savait. 


Je pris mon skateboard et roula ainsi jusqu'au cimetière. Pendant quelques instants, je ne pus entrer dans celui-ci, paralysé, comme si je n'avais pas encore accepté le départ de mon amie. Et je suis entré... Sa tombe m'attendait, à l'autre bout de l'allée. Les mains dans les poches, le skateboard dans mon sac à dos, je regardais la gravure sur la pierre tombale. Une larme coula sur ma joue. Elle me manquerait certainement toute ma vie, et rien ne serait plus jamais pareil sans elle. Cependant la vie continuait, et elle aurait certainement pensé qu'il m'était interdit de baisser si facilement les bras.  Je portais mon majeur et mon index à mes lèvres, y déposa un baiser, et posa mes doigts sur le marbre. 


C'est alors que j'entendis une musique à quelques allées de moi. Je tournai la tête et vis un garçon de mon école qui jouait au loin. Je me suis lentement avancé, je le connaissais de vue, car nous avions déjà plusieurs fois parlé ensemble. Il était plus ou moins comme moi, et pour tout dire, nous avions vécus plus ou moins les mêmes aventures, nos vies n'étaient pas forcément roses, mais nous pouvions au moins se soutenir mutuellement. 


- Salut.
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MessageSujet: Re: « I'm not afraid of death; I just don't want to be there when it happens. » Trevor & Erwan   Jeu 12 Déc - 11:19




Trevor & Erwan

" I'm not afraid of death; I just don't want to be there when it happens. "

J’avais enfin retrouvé le calme que je cherchais depuis toute la semaine déjà. J’étais à l’aise, tranquille, serein. Les larmes qui coulaient sur mes joues me faisaient, contrairement à ce que les gens pouvaient penser, beaucoup de bien et je ne cherchais pas à les cacher ou à les arrêter. Pleurer un bon coup ne me faisait plus honte maintenant, même si à un moment, j’avais été trop têtu et trop perturbé pour réaliser que ce n’était pas quelque chose d’exceptionnel ou ‘pour les filles’ comme je le disais souvent avant. En un an, j’avais compris certaines choses et j’avais appris à vivre ma vie à fond, même si je m’étais renfermé sur moi-même et que j’avais changé du tout au tout.

Assis en tailleur en face de la tombe de ma mère, la guitare sur les genoux, je m’étais mis à chanter après lui avoir parlé de tout et de rien. Chanter à la guitare, j’avais l’habitude de le faire, d’ailleurs je maniais aussi bien ma guitare classique qu’une électrique et les gens me disaient que j’étais plutôt doué, en général. C’est juste que, sur scène, je n’étais pas le gars timide et réservé que j’étais réellement, parce que sur scène, je savais que tout le monde m’aimait ou presque et que j’avais du succès. Sans être connu par tout le monde, certains me reconnaissaient et il n’était pas rare de voir quelques filles avec des étoiles plein les yeux dans la salle, aussi bien à l'égard de mes amis qu'au mien. Je n’étais pas du genre à frimer à propos de ça, surtout que j’étais tout sauf doué avec les filles et qu’elles avaient beau tout faire pour attirer mon attention, je finissais toujours par retourner dans mon coin, tout seul, sans parler à personne. Ce n’était pas de leur faute et je n’avais pas toujours été comme ça, mais depuis un an, j’avais énormément de mal à discuter avec les inconnus et j’avais peur du moindre truc. Alors, le guitariste canon trop craquant est loin d’être parfait, contrairement à ce qu’elles pensaient…

En jouant, j’essayais de m’enfermer dans ma bulle, d’être dans mon monde et de ne pas être distrait par les choses qui se passaient autour de moi, mais étrangement, je n’y arrivais que sur scène. Avec ma guitare classique en main, devant la tombe de ma mère, je pensais à un millier de choses en même temps et mes doigts couraient sur les cordes d’une manière un peu automatique, à vrai dire. Inutile de vous dire que lorsque j’entendis quelqu’un me saluer en étant tout près de moi, je m’arrêtai de jouer aussitôt, levant les yeux vers la personne. Devant moi se trouvait un gars que je reconnus immédiatement, ayant déjà parlé avec lui plus d’une fois. Il était comme moi, à première vue. Pas à l’aise, réservé, timide. Coincé, comme le disaient les gens qu’on côtoyait. Même si ce mot ne m’allait juste pas du tout et que je trouvais ça pathétique de juger les gens d’une telle façon. Avec le dos d’une main, l’autre tenant la guitare, j’essuyai doucement mes larmes, puis respirai un coup et me remis à jouer, reprenant à l’endroit où j’avais interrompu la chanson. Je répondrais juste après à… à qui, déjà ? Je venais de remarquer que je ne lui avais jamais demandé son prénom et je ne m’étais pas non plus présenté. Enfin soit, chaque chose en son temps. Je finis donc calmement ma chanson, d’une voix fragile, sur le point de se briser mais que je tentai de rendre un peu assurée malgré tout. Fallait bien que je fasse un minimum bonne impression malgré tout, non ? Bon, il me connaissait un peu, mais même… Je terminai ma chanson sur quelques notes à peine audibles à la guitare et je laissai un petit silence de quelques secondes s’installer, avant de dire doucement, de cette même voix fragile et sans me retourner vers le jeune homme :

« Salut. »

Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir lui dire d’autre pour ne pas avoir l’air trop désagréable ? Non pas que j’en avais l’air, mais en parlant aussi peu, c’était l’impression qu’il pourrait éventuellement avoir. Sauf que moi et les sujets de conversation ça faisait clairement deux et j’allais finir par devoir sortir une connerie contre mon gré. Finalement, je tournai la tête vers lui et indiquai un endroit par terre à côté de moi d’un signe du menton, tout en lui demandant :

« Tu veux t’asseoir ? »

Ne sachant pas trop quoi faire de mon regard et de mes mains, je me remis à regarder ma guitare et à jouer quelques accords, improvisant un peu. Cette fois sans chanter, c’était juste pour me donner contenance, à vrai dire. Je laissai mes doigts filer sur les cordes, me concentrant un maximum pour ne pas avoir l’air ridicule devant lui. Oui, parce que mine de rien, même si je disais le contraire, je m’en faisais beaucoup pour le regard des gens.  




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MessageSujet: Re: « I'm not afraid of death; I just don't want to be there when it happens. » Trevor & Erwan   

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