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 #1823, I see love and torment in your eyes ∞ erwan.

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MessageSujet: #1823, I see love and torment in your eyes ∞ erwan.   Mar 22 Avr - 17:09

I see love and torment in your eyes. ◈
▽ ERWAN AND HERIA.


« Mais vous n'avez pas le droit ! Vous ne pouvez pas m'obliger à vivre avec un homme comme ça ! » piquée au vif, devastée par la nouvelle, la belle Héria tourna le dos à ses parents, tentant quand bien que mal de contenir le flots de paroles que sa langue trop bien pendue voulait leur jeter à la figure. Elle était impulsive, fragile, mais ne voulait en aucun cas dire des choses qu'elle regretterait aussitôt. Ses parents étaient particulières. Ils démontraient leur amour par un intérêt qui leur était propre, notamment par l'officialisation d'un mariage arrangé. Oui, ils lui faisaient du mal sans le vouloir. Mais ils restaient ses parents. Et son éducation lui avais appris à ne jamais leur manquer de respect, pour quelque raison que ce soit. « Ecoute, chérie. Ce jeune homme va devenir ton mari. Il est donc naturel que tu t'habitues à partager avec lui une certaine communauté de vie. » la voix de sa mère résonna avec tendresse dans l'appartement. Toujours de dos à celle-ci, Héria se trouvait près de la fenêtre, et observait la ruelle. Elle luttait pour ne pas pleurer, mais une larme lui échappa malgré elle. Cette dernière roula sur sa joue dorée, tandis que sa main vint l'effacée en un geste de pudeur extrême. « Je vous ai toujours dis que je ne voulais pas de mariage arrangé. Pourquoi vous refusez de l'entendre, encore aujourd'hui ? » sa voix était cassée. Elle ne pouvait rien contrôler. Elle avait toujours été ainsi : incapable de cacher ses sentiments. La voix de son père reprit le relais : « Héria, comprends nous. Tu dois être protégée. Tu dois avoir un homme à tes côtés. Nous ne serons pas toujours là, tu comprends ? Erwan est un brave garçon, sa famille est réputée, tu ne pourras pas trouver meilleur parti. » agacée à l'idée de constater que ses parents ne voyaient dans le mariage qu'un arrangement à l'amiable, et plus encore, énervée par le fait qu'ils la traitaient comme un steak à pourvoir, la belle égyptienne répliqua : « Ce n'est pas Erwan la question ! Le véritable problème, c'est votre vision des choses ! Vous choisissez ma vie comme ça vous arrange, sans même songer au fait que j'aurais pu désirer la diriger moi-même. Vous me considérez comme une gamine sans même prendre en compte mes sentiments ! Je veux me marier avec celui que j'aime, et pas non pas un parti ! Vous vous débrouillez comme vous voulez, mais sachez que je céderais pas à ce mariage. » 

Cette conversation avait été houleuse. Elle était encore récente, puisque datant de quelques jours seulement. Toute l'énergie qu'Héria y avait réservé n'avait pas suffit : elle avait perdu le combat. Là voilà désormais installée dans cette demeure qui lui semblait étrangère. Elle avait ignoré Erwan, tout simplement blessée par le choix qu'on lui imposait. Elle aurait voulu lui crier dessus, le taper, mettre tout en oeuvre pour que ses parents décident qu'il était impossible de concilier les deux jeunes gens, et qu'il n'était donc pas envisageable de les marier. Héria pouvait être une véritable peste lorsqu'elle le voulait, malgré son attitude d'enfant adorable. Elle pouvait parvenir à ce résultat sans difficulté. Malgré ses résolutions, elle n'y parvenait pas. Elle n'arrivait pas à le détester, lui. C'était plus fort qu'elle. Elle l'appréciait malgré tout. Pourtant, elle n'en restait pas moins opposée à ce mariage qui lui avait été imposé. Elle se montrait farouche depuis qu'elle s'était installée dans "leur" maison, et tentait d'éviter son fiancé par tous les moyens, comme un animal sauvage captif, trahi et blessé. Mais il lui manquait, dans ces moments là, irrémédiablement. Elle se sentait plus seule qu'elle ne l'était déjà. Ils ne parlaient jamais réellement de cette situation. Du moins, Héria avait de plus en plus de mal à la supporter.
Ce jour là, désireuse de pointer le nez dehors au vu du magnifique soleil qui se présentait, elle passa l'après-midi entière dans un parc animalier. L'enfant qu'elle était se contentait de peu pour d'être heureuse : un peu de soleil, la nature, et une chute de koala lui suffisaient largement pour se ressourcer face à toutes les remises en question que lui causaient ses problèmes. Sur le chemin du retour, tandis qu'Héria jetait un oeil à son téléphone, celle-ci découvrit l'appel manqué d'Erwan. Ne sachant pas pourquoi il l'avait contacté, elle ne prit pas la peine de le rappeler, puisqu'elle se trouvait dans la ruelle même de leur maison. Faisant son entrée dans le grand salon, elle posa avec douceur les clefs sur la table métallique, produisant un effet sonore qui troubla le silence pesant. De sa voix cristalline, Héria tenta de savoir si le jeune homme se trouvait dans les parages : « Erwan ... ? Erwan, tu es là ? C'est moi. »  


Dernière édition par Héria-Bastet S. Âmheh le Mer 23 Avr - 0:04, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: #1823, I see love and torment in your eyes ∞ erwan.   Mar 22 Avr - 18:07

Je faisais les cent pas. Je ne comprenais en rien la décision si soudaine qu'avaient pris mes parents. Je venais à peine de se débarrasser de Joonie Delompré qu'on me mettait de nouveau une fille dans les pattes. Mes parents sagement assis dans le sofa en cuir rouge du salon, m'observaient sans bruit, sirotant leur thé aux fruits rouges à petite gorgée, et seul le bruit des tasses en porcelaine claquant sur leurs assiettes brisaient le silence. 


- Ecoute mon grand, on ne sait pas pourquoi Joonie a annulé ainsi votre mariage à la dernière minute... tu avais l'air pourtant si heureux de te marier. Et puis, tu es parti en Angleterre si vite ! On a compris que tu ne serais heureux que si nous te trouvions une autre compagne. Héria est une jeune femme charmante, et sa famille est très importante dans notre monde... 
- Mère je t'en prie, ouvre les yeux, comment veux-tu que je sois heureux avec Miss Âmheh ? 
- Oui nous le savons, tu ne la connais pas, mais regarde toi, tu es seul dans cette grande maison, et un homme seul, ça ne peut pas s'occuper de lui. Une femme à tes côtés te feras le plus grand bien ! Et j'ai entendu dire que les égyptiennes étaient très fidèles à leur mari, et qu'elles étaient de parfaites maitresses de maison. 
- Ah ben bonjour les stéréotypes mère !
- ERWAN ! 
- Oui bon désolé du langage inapproprié. Mais quand même... 
- Et pense à nous tes parents ! On va vieillir et il serait temps que tu aies une descendance....
- OH LA ! Je t'arrête tout de suite ! J'ai 20 ans, pas trente cinq !


C'était suite à cette discussion qu'Héria fit irruption dans ma vie. Quelques jours après elle était là, entrain d'installer ses affaires chez moi. Nous avions eu du mal à nous faire à l'idée qu'on puisse vivre ensemble, tel un couple, alors que nous ne nous connaissions à peine. Avoir des discussions, dormir ensemble... Ce n'était qu'après quelques semaines que nos liens avaient commencés à s'arranger, et quelques fois, nous arrivions à bien rire ensemble, jusqu'à ce qu'on se souvienne du pourquoi nous vivions sous le même toit. Et à partir de là, la froideur emplissaient de nouveau la grande maison...


Au fur et à mesure que les jours passaient, je me suis rendu compte qu'Héria était une fille que j'appréciais énormément, mais à chaque fois que je me rapprochais d'elle, la situation me rattrapais, et je me retrouvais bloqué, entre la relation que j'aimerais, et celle que j'avais déjà...
Cependant, aujourd'hui, je souhaitais juste passer un bon moment avec la jeune femme qui allait partager ma vie. Aussi, je prenais mon téléphone afin de pouvoir la voir. Mais aucune réponse ne me parvint. J'ai ainsi donc passé ma journée à trainer dans la demeure, regardant la télé, jouant à des jeux en ligne, prendre des bains... 
Soudainement, la voix cristalline de ma fiancée résonna dans la maison, et un sourire s'installa sur mon visage. Je me suis vêtu d'une chemise et d'un pantalon à pince, puis me dirigea dans l'entrée. 


- Oui ? 
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MessageSujet: Re: #1823, I see love and torment in your eyes ∞ erwan.   Dim 25 Mai - 17:45

I see love and torment in your eyes. ◈
▽ ERWAN AND HERIA.


La maison lui paraissait froide, impersonnelle. La famille d'Héria l'a poussé à s'y sentir comme chez elle, mais ce genre de chose ne pouvait être naturel au bout de quelques jours seulement. Son appartement lui manquait, sa liberté également. Au fil des jours qui passaient, elle la voyait lui filer entre les doigts, et elle en était terrorisée. C'est pourquoi elle en voulait tant à ses parents. Elle ne répondait guère à ces derniers lorsqu'ils souhaitaient la voir, ou l’appelaient. A quoi bon en parler, ils finissaient toujours par se disputer. Sans doute ne se comprendrait-ils jamais sur le sujet. En attendant, c'était elle qui se retrouvait enfermée dans une maison qui n'était pas la sienne, en compagnie d'un inconnu qui était censé partager sa vie pour les décennies à venir. La belle égyptienne souhaitait s'opposer à ce mariage à tout prix, c'était une évidence. Et pourtant, petit à petit, sans le vouloir, elle se sentait à l'aise dans cette maison. En grande partie grâce à Erwan, elle devait bien l'avouer. Il avait su rendre son supplice moins pénible, son quotidien moins lourd. Au final, Héria devait avouer que vivre à ses côtés n'était pas des plus désagréables. Ce fait ne rendait pas les choses faciles, bien au contraire.

Partagée entre son besoin de s'affranchir des principes de bonne et riche famille, et la complicité qui était en train de naître entre les deux fiancés, Héria ne savait plus où donner de la tête, et c'était pour cette raison qu'elle passait la majeure partie de son temps à l'extérieur. Loin de tous ces problèmes, loin de la confrontation, la belle pouvait fuir ses responsabilités et s'adonner au plaisir de réfléchir à tout autre chose. Mais, le soir, venait toujours le moment où le soleil se couchait. Où la belle égyptienne devait rentrer au bercail. Ce jour ci ne fut pas différent des précédents. Retrouvant le domicile familiale en fin d'après-midi, la petite brune déposa délicatement ses clefs sur le meuble d'entrée, essayant de percevoir la présence - ou absence - de son fiancé. De ses pas furtifs, elle avança vers le salon, replaçant à la fois, timidement, une de ses longues mèches brunes et rebelles derrière son oreille.

Absence de réponse. Visiblement, Erwan avait quitté les les lieux entre temps. Elle envisagea d'attraper son téléphone, afin de le contacter, mais son geste se stoppa en attendant des pas rapides le long du corridor. « Oui ? ». La belle méditerranéenne se retourna, faisant totalement face à son fiancé, un fin sourire aux lèvres. Surprise lorsqu'elle découvrit le jeune brun en tenue de soirée, impeccable jusqu'au pantalon. Indéniablement beau. L'égyptienne lui jeta un bref regard, de haut en bas, et s'exclama d'une voix douce : « Oh ... Tu es très classe, ce soir. » le tout avec un charmant sourire. La chemise le mettait en valeur. Riche ou pas, il avait toujours dégagé un petit quelque chose, un certain charisme. Héria en restait bouche bée. Elle continuait de l'observer, puis finit par demander : « C'est pour quelle occasion ? Tu vas quelque part ? » demanda t-elle innocemment, d'une voix accentuée par des nuances égyptiennes, tandis qu'elle s'avançait vers lui et retirait sa fine veste en lin. Où allait-il, vêtu ainsi ? Elle ne se doutait pas de la réponse.
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MessageSujet: Re: #1823, I see love and torment in your eyes ∞ erwan.   Mar 27 Mai - 19:14

Héria semblait être surprise par mon apparence vestimentaire, qui était pourtant, plutôt commune chez moi. Je me suis avancé vers elle, alors qu'elle faisait de même, puis lui posa une main affectueuse sur son bras gauche. Le resserrant quelques peu de manière protectrice, et, l'observa droit dans les yeux. 


- Je n'ai pas terminé de me préparer, tu m'as pris au dépourvu, je pensais que tu rentrerais plus tard... Viens assis-toi. 


Gentiment, de ma main libre, je désignai le sofa de soie rouge au milieu du grand salon, et de mon autre main, que je posai sur le bas de son dos, l'emmena s'asseoir à mes côtés. 


- Je me disais que cela faisait maintenant un moment que nous n'avions pas eu de moment rien que tout les deux, sans la compagnie de nos chers parents... Aussi, j'aimerais que tu te fasses plus resplendissante que jamais.  Je suis allé en ville l'autre jour, et j'ai vu ceci... je désignai d'un coup de tête une blouse transparente, dont le contenu était une longue robe de gala bustier en soie verte émeraude. Je souhaiterais que tu la portes ce soir. 


Je me levai afin de saisir délicatement la blouse par son cintre, puis l'apporta à la jeune égyptienne, toujours assise droitement sur le sofa. Un sourire se dessina sur mes lèvres. Espérant faire plaisir à la jeune femme par ce présent. 


- Je t'en prie, offre-moi cette soirée.


Je ne plaisantais pas, j'étais même plus sérieux que jamais. Comment dire, l'affection que je portais à Héria était grande. Et le fait qu'elle pouvait me haïr m'affectait au plus haut point, car je savais qu'au fond, si nous nous étions rencontrés dans d'autres circonstances, nous serions probablement tombés amoureux avec aisance. Mais la vie en avait décidée autrement, et le destin nous avait réunis de manière chaotique. Aucun de nous ne voulait de cette union arrangée, aussi, nous ne voulions pas nous réunir aussi facilement, comme le voudraient nos parents. 
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MessageSujet: Re: #1823, I see love and torment in your eyes ∞ erwan.   Mer 4 Juin - 1:59

I see love and torment in your eyes. ◈
▽ ERWAN AND HERIA.


Aussi méfiante qu'un petit animal sauvage, elle était. Ce mariage arrangé avait le don de la mettre sur la défensive, elle pourtant si souriante, si ouverte, parfois même innocente. La famille James et Amheh planifiaient tout pour leur enfant respectif, si bien que la belle finissait par craindre chaque contact, évitant à tout prix les appels de ses parents ou encore les soirées mondaines où elle devait se présenter au bras d'Erwan devant une multitude de personnes friandes de fiançailles comme celles-ci. Des soirées, des journées entières, où elle devait faire semblant. Seulement, il était de plus en plus facile de jouer ce rôle qui n'en était plus vraiment un. L'égyptienne s'en voulait véritablement de trouver un certain plaisir à être présentée comme la future femme d'Erwan. Elle en venait même à culpabiliser, partagée entre la forte affection qu'elle ressentait pour lui, et le fardeau qui lui était réservé.

Erwan s'approcha d'elle, posant sa main sur son bras avec la douceur qui l'avait toujours caractérisé et qu'elle aimait tant. Ses yeux rencontrèrent les siens. Elle aimait son regard. Il était apaisant. Captivant. C'était dans ces moments là qu'elle comprenait pourquoi elle avait de la facilité à accepter sa condition, dernièrement. « Je n'ai pas terminé de me préparer, tu m'as pris au dépourvu, je pensais que tu rentrerais plus tard... Viens assis-toi. » Elle tentait de rester sur la défensive, et ce pour une raison précise. Elle avait eu l'occasion de le voir vêtu ainsi plus d'une fois, mais visiblement, un projet se préparait, et elle en venait à penser qu'il s'agissait là d'une énième soirée où ils devraient sourire à tout bout de champ, collés l'un à l'autre, tout en étant chaperonnés par leurs parents respectifs. Durant ces événements organisés, ils étaient à la fois si proches, et à la fois si loin. Collés l'un à l'autre, sans pouvoir se parler, se regarder, du moins, pas sans l’œil inquisiteur de leurs ascendants. La plus terrible des tortures. En attendant de savoir ce qu'il en était, Héria suivit avec douceur son fiancé vers le sofa du salon vers lequel il la dirigeait. Elle demanda toutefois avant de s’asseoir : « Nos parents t'ont contacté, cette après-midi ... ? »

Une fois assise, ses yeux noisettes se posèrent sur lui, curieuse de savoir ce qu'il avait à lui annoncer. « Je me disais que cela faisait maintenant un moment que nous n'avions pas eu de moment rien que tout les deux, sans la compagnie de nos chers parents... Aussi, j'aimerais que tu te fasses plus resplendissante que jamais. Je suis allé en ville l'autre jour, et j'ai vu ceci... » Au fur et à mesure de ses paroles, un fin et timide sourire s'afficha sur ses lèvres, et ses yeux s'adoucirent. Ses yeux se posèrent sur la blouse que son fiancé désignait. Elle pu percevoir une robe à travers la protection transparente, tandis qu'il l'amenait à elle : « Je souhaiterais que tu la portes ce soir. » ses doigts fins se faufilèrent aisément à travers l'ouverture, et caressèrent le tissu avec délicatesse. La belle jeune femme restait émerveillée par la beauté de la robe. Bien entendu, elle était habituée aux beaux tisus, aux tenues coûteuses et aux couleurs somptueuses, et ce depuis de nombreuses années. Mais il s'agissait d'une robe parfaite. Tout lui plaisait, et le fait qu'Erwan la connaisse si bien la rendait sans voix, la touchait malgré elle. Elle continuait à l'admirer tout en répondant d'une voix aussi douce que sincère : « Erwan ... Elle est magnifique ... »

En entendant Erwan reprendre la parole, Héria releva son regard noisette vers lui : « Je t'en prie, offre-moi cette soirée. » Sûrement était-ils en train de jouer avec le feu. Ne s'était-elle pas promis l'année de ses quinze ans - âge durant lequel l'égyptienne avait appris que ses parents comptaient, plus tard, la marier à un homme qu'ils choisiraient eux-mêmes -de tout faire pour éviter ce mariage arrangé, y compris se comporter de manière exécrable avec celui qui serait désigné pour vivre à ses côtés, dans l'unique but de voir le damoiseau en question prendre la fuite ? Durant des années, ce principe n'avait été qu'abstrait, mais elle n'aurait eu aucun scrupule à le rendre concret. Oui, mais voilà. En pratique, il s'agissait d'Erwan. Un homme charmant, drôle, avec qui elle partageait une complicité, qu'elle le veuille ou non. Il était son point faible. C'est pourquoi l'idée de partager une soirée avec lui, loin des préoccupations matrimoniales habituelles, lui paraissait parfaite. Un tendre sourire étira ses lèvres tandis qu'elle reposait son regard sur la robe. Elle ne prit pas la peine d'hésiter. Pour une fois, elle n'écouta que son cœur. Son regard retrouva, une nouvelle fois, celui de son fiancé. Elle voulu lui faire comprendre sa réponse positive de manière subtile, c'est pourquoi elle demanda d'une voix adorable : « Où est ce que tu m'emmènes ? » suite à cela, son sourire s'agrandit. Elle appréciait à sa juste valeur ce qu'il lui proposait : une soirée qu'ils allaient pouvoir pleinement savourer, sans se préoccuper de qui que ce soit, pas même de leur famille. Une soirée durant laquelle ils allaient profiter l'un de l'autre, tout simplement.
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MessageSujet: Re: #1823, I see love and torment in your eyes ∞ erwan.   Dim 8 Juin - 14:01

Un sourire apparut alors sur mon visage. Elle était donc d'accord pour m'accompagner tout au long de cette soirée. Je pris la main de la jeune fille, puis l'entraîna avec moi dans les nombreux couloirs de la maison. 


- C'est une surprise. Si je te le dis, ça n'en sera plus une. Fais-moi confiance veux-tu ? Prépare toi...


Je la laissai donc dans la chambre, puis me dirigea à grand pas vers le dressing qui se trouvait à l'autre bout du couloir, entre les deux salles de bains stylisées à la romaine. J'en sorti un costume noir et une chemise blanche, que j'enfilais avec grand soins, puis choisis une boucle de ceinture dorée et discrète afin de l'harmoniser avec les boucles de mes chaussures. Je fis ensuite glisser une cravate de soie noire autour de ma nuque, puis en noua le nœud avec aisance. Un petit tour sur moi-même afin de m'admirer dans le miroir, puis éteignis la lumière afin de  me diriger vers la salle de bain et me passer un coup de peigne ainsi qu'un petit coup de rasoir. 


Une demi heure avait passée depuis que j'avais laissé ma fiancée dans notre chambre. Il était temps de partir, le chauffeur de mon père n'allait pas tarder, il serait devant la porte d'ici environ cinq minutes. J'ouvris la porte, puis la vis, m'attendant, plus belle que jamais. Je la regardais avec envie, espérance, et grand respect, car elle était la plus belle femme que je n'avais jamais vue. Plus belle que toutes celles avec qui j'avais pu être, que toutes celles que j'aurais voulu avoir. 


- Lady Âmheh, vous êtes resplendissante ce soir, et je suis sincèrement honoré de vous avoir à mon bras pour la soirée.


Je lui tendis la main en lui annonçant qu'il était temps d'y aller. Je l'emmenai vers la porte de sortie, et lorsque j'ouvris la porte, le chauffeur ouvrit également celle de la limousine. 


- Après vous...


Je fermai la porte derrière nous, puis entra à l'arrière de la limousine après la jeune femme, et la porte se referma derrière moi avec douceur. Je pris la main de la jeune fille et l'amena à mes lèvres afin d'y déposer un baiser. 


- Vraiment merci de passer cette soirée avec moi. 
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MessageSujet: Re: #1823, I see love and torment in your eyes ∞ erwan.   

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#1823, I see love and torment in your eyes ∞ erwan.

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