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 awful way ↫ pv.

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MessageSujet: awful way ↫ pv.   Lun 1 Avr - 0:07

C'est qu'on peut vite se rendre fous, à jouer à qui tiendra le coup, perdus cette nuit. Mais tu vois je m'en fous bien de savoir qui a gagné, ou bien qui a perdu, cette nuit.
awful way.
Elle ne sait pas vraiment pourquoi, ni comment. Mais elle sait qu'elle y est. Elle sait qu'au beau milieu de la nuit, elle a décidé d'y aller. Elle a décidé qu'elle honorerait les cours de sa présence. Elle a pris le métro assez tôt ; est arrivée en avance. Elle a même eu le temps de passer à son dortoir. Récupérer un CD dont elle avait justement besoin. Comme quoi parfois elle avait de bonnes idées. Elle sait également qu'elle s'est affalée sur ce qui doit être son lit. Endormie presque instantanément. Your eyes are shining - Vodka ! ; you are the real man - Vodka !, wipes away your tears - Vodka !. Removes your fears - Vodka !, everyone is georgeous ! Réveillée par du folk metal indésirable en cet instant ; grognement. Téléphone qui chute, comme à son habitude. Marmonnement totalement incompréhensible. Lumière trop violente. Agression pour les yeux ; clairement. Doute intense. Où est-elle, finalement ? Elle s'asseoit en tailleur sur le matelas ; la tête lui tourne. Se frotte les yeux, plusieurs fois. Jure à voix haute. A des traces noires sur les doigts. Quelle idée, de se maquiller. Soupir profond, elle regarde autour d'elle. Ce n'est pas son appartement. Elle en est presque sûre. Respire calmement ; s'y force. Se souvenir. Pourquoi, où, quand. Son téléphone est franchement loin, vu ainsi. Le sac.. Elle étend son bras au maximum. Referme le bout des doigts sur la lanière. Il faudrait qu'elle refasse son vernis rouge. Il s'écaille. Elle s'en moque. Tire son sac vers elle. Le ramène jusqu'à ses genoux, le pose dessus. Fouille rapidement, presque fébrilement. Soupir de soulagement. Elle en sort la petite plaquette de médicaments. Fait tomber un cachet rond dans sa main ; l'y observe un moment, la mine presque fascinée. Finit par le porter à ses lèvres et l'avaler. Gestes d'habituée ; nouveau regard lent dans la pièce. L'endroit lui évoque quelque chose. Elle doit connaître. Elle ne se serait pas endormie ici, sinon. C'est évident. Oui, bien sûr. Elle se raccroche à cette certitude. N'y croit qu'à moitié. Extirpe la seconde plaquette de son sac, fait de même avec un cachet bleuté. Se laisse aller en arrière, s'appuyant du dos au mur. Ouvre grand les yeux d'étonnement. Elle a retrouvé. C'est presque normal qu'elle soit ici. Et normal également qu'elle ait eu du mal à situer le lieu. Vu le peu de temps qu'elle y a passé pour l'instant. Bref rire. Elle se laisse doucement glisser sur le sol. Marche machinalement vers le petit miroir qu'elle avait accroché au mur lorsqu'elle s'imaginait encore vivre ici toute la semaine. Grimace. Le noir qui a coulé. Il lui faut une cigarette. Elle revient se planter devant son sac. En sort rapidement le paquet. L'ouvre avec précipitation, en saisit une et la coince entre ses lèvres. Cherche fébrilement son briquet dans le sac. Encore. Continue avec l'énergie du désespoir. Plusieurs jurons. Où est cet abruti ? Oh non. Elle ne peut tout simplement l'avoir oublié. Ce serait trop.. Facile. Le destin s'acharne manifestement sur elle. Pour une fois qu'elle avait décidé de faire les choses correctement. Elle s'apprêtait même à aller suivre ses cours.

Elle se baisse. Récupère le téléphone sous le lit. Frotte l'écran, ricane. Nouvelle rayure sur l'écran. Pourtant il vit toujours. Brave bête. On s'y attache rapidement, à ces bestioles là. Et la sienne est particulièrement fidèle. Passe la lanière de son sac sur son épaule. Enfile ses bottines, le hamster toujours à la main. Hamster. Oui, son téléphone est un hamster. Enfin, pas vraiment. Ce n'est pas réellement une sorte de petit rat jaunâtre et stupide. Bien qu'il le soit, stupide. Mais, le Hamster en est plutôt proche, tout de même. Vous ne trouvez pas ? Mais si, mais si. Réfléchissez-y plus de deux minutes, et la ressemblance vous sautera aux yeux. De plus, ce surnom lui va plutôt bien. Oui, c'est décidé. A dater de ce jour, cette antiquité se nommera ainsi, Hamster. THE Hamster, même. Car ce n'est pas n'importe quel Hamster non plus. Il est tout. Tout ce qui a été et qui sera. Ou, peut-être pas réellement, néanmoins il s'en approche. Vraiment. Elle avance jusqu'à la porte ; l'ouvre presque délicatement, sa clope éteinte toujours au bec. Bref regard dans le couloir, presque personne. Elle doit être en retard. Qu'importe. Elle veut simplement fumer. Elle verra plus tard, pour l'histoire. Ses pas l'entraînent sans qu'elle y fasse attention, vers la cour. Et puis elle se souvient. Elle a oublié son fameux Clipper fétiche, le violet. Il est plutôt joli, avec le dessin d'une chaîne plus ou moins dorée. Elle espère l'avoir juste oublié, et non égaré ; elle serait franchement déçue sinon. Elle s'y est attachée, depuis le temps qu'il la suit. C'est quelque chose comme l'un des premiers briquets qu'elle ait acheté. Et il lui fait faux bond. Forcément. Soupir. Elle va devoir en emprunter à quelqu'un. Ce qui implique évidemment de parler au dit quelqu'un. Elle se hâte de brancher ses écouteurs ; les met dans ses oreilles. Monte comme à son habitude le volume. Elle ne veut rien entendre des bruits ambiants. Hors de question. Plutôt se faire arracher un à un tous les ongles et les voir dévorés par un mort-vivant. Quoi que, même ça, l'on peut assez facilement y trouver un certain intérêt. Rien que le fait de voir un véritable revenant serait, en soit, assez étonnant. Mais après tout pourquoi pas. Le monde est tellement étrange. On trouve bien des tas de séries télévisées mettant en scène des crimes tous plus tordus et ignobles les uns que les autres. La mort doit les fasciner. Tout comme les fidèles qui suivent régulièrement ces fameuses séries. On ne sait pas vraiment qui des deux est le plus inquiétant, entre ceux qui écrivent ces scénarios, et ceux qui regardent. Des marches. Elle trébuche. .. Gniii.. Se rattrape. Vraiment de justesse, battant presque des bras. Tente de conserver un semblant de dignité. Respire une bouffée d'air. Elle est sortie. Heureusement que la plupart des étudiants sont rentrés. L'avantage d'être en retard, finalement. Elle s'éloigne un peu des bâtiments, espère sincèrement trouver quelqu'un. Pour une fois que ses rêves n'incluent pas la solitude, mais bien son inverse. Elle mériterait une médaille, pour le coup. Oui, une jolie médaille dorée, au bout d'un ruban vert. Vert pour aller avec ses cheveux, évidemment. Elle marche un peu au hasard un moment, chantonnant à voix basse ; vraiment très, très basse. Il ne faudrait pas que quelqu'un puisse l'entendre.

La réminiscence est proche. Une silhouette masculine, non loin. Elle hâte sans y prendre garde le pas. Qui qu'il soit, il aura obligatoirement du feu sur lui. Comme toute personne civilisée à cette époque. Le contraire serait tout bonnement insensé. Et puis, elle ne le laisserait pas s'en tirer aussi facilement. Elle ferait pratiquement tout pour pouvoir fumer, sincèrement ; pour de vrai. Sincèrement vraiment pour de vrai, oui. Elle se retrouve finalement plus ou moins derrière lui. Assez proche. Sans trop le regarder. Quelque chose chez lui lui évoque une vague impression assez dérangeante, mais elle ne saurait dire laquelle, ou pourquoi. Et puis, en cet instant, s'en moque pas mal. Prend une légère inspiration, récupère la cigarette entre le majeur et l'index. Passe sa langue sur ses lèvres. Excuse-moi.. Te.. Tu.. T'aurais pas du feu, s'il te plait.. ? Le regard par terre ; elle observe presque avec attention le bitume. D'une timidité maladive en temps normal. C'en serait presque aggravé en cet instant. Quelque chose la titille. Dérangeant. Elle relève les yeux. L'observe un quart de demi instant. Se mord violemment la lèvre inférieure ; toute couleur quitte un instant son visage déjà pâle naturellement. M.. Merde.. Elle crève d'envie de tourner les talons. Elle tuerait pour se retrouver contre lui. Elle a toujours envie de cette clope. Opte pour un compromis ; reste plutôt là. Peut-être va-t-il décider de lui prêter un briquet, histoire qu'elle parte aussi rapidement que possible. Elle rougit ensuite légèrement. Est finalement contente d'avoir pensé à prendre ses cachets juste avant de sortir. Moins de risques qu'elle ne s'énerve, même s'il la 'cherche', comme l'on dit. Et ainsi plus de chances de réussite pour la sainte mission dont elle se retrouve investie. Baisse le regard. Peut-être qu'en ayant l'air d'avoir peur il la laissera en paix. Elle n'est pas d'humeur à le croiser aujourd'hui. Elle n'est jamais franchement d'humeur à la croiser, mais maintenant encore moins que d'habitude. Il faudrait aimer se flageller soi même pour être rien qu'une fois heureux de le croiser. Peut-être a-t-elle réellement peur de devoir lui parler. Elle déteste perdre son calme. Elle tire légèrement la langue, faisant cognant doucement son piercing contre ses dents ; geste nerveux. Elle ne supporte pas de s'énerver. Il l'énerve plus que toute chose au monde, ou presque. Bien. Elle subira ; à condition qu'il accède à sa requête. Compromis exceptionnel à situation désespérée. Il suffit qu'elle ne le regarde pas. Elle aime bien le regarder, parfois. De temps en temps. C'est extrêmement rare, évidemment.
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